DIMANCHE 29 JUIN 08:00

Comme tous les matins, l'infirmière de la Croix jaune et blanche vient me prodiguer des soins. Nous prenons congé après la douche et je m'attaque à mon petit-déjeuner : du muesli avec du fromage aromatisé à la vanille. Je contrôle mon matériel pour la course de Huizingen puis je prépare ma boisson, Herbalife, et un shake de récupération.
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Comme tous les matins, l'infirmière de la Croix jaune et blanche vient me prodiguer des soins. Nous prenons congé après la douche et je m'attaque à mon petit-déjeuner : du muesli avec du fromage aromatisé à la vanille. Je contrôle mon matériel pour la course de Huizingen puis je prépare ma boisson, Herbalife, et un shake de récupération. Je me repose dans le divan, sur un fond musical apaisant. Mes amis Dominique et Greet arrivent. En route, je déguste de délicieuses pâtes StarMeal. D'après la notice figurant sur l'emballage, c'est le repas favori de Hans Van Alphen. J'ai vraiment envie de courir, jusqu'à ce que le temps change du tout au tout. L'averse est violente et faute de visibilité, nous roulons à 70 km/h sur l'autoroute. S'échauffer par un temps pareil n'est pas possible car je n'ai pas de prise sur les poignées de mon wheeler et en plus, le danger de blessure est trop important. Mon coach, Jo Cooman, reste un moment à l'abri dans la voiture. Dans vingt minutes, c'est le 100 mètres. Malgré le temps, pas mal de supporters se sont déplacés à Huizingen, y compris mon copain Johan Boskamp. Mon entraîneur m'aide à m'installer dans le wheeler et m'y fixe mais je comprends qu'avec un temps pareil, je ne vais pas battre de record. La pluie s'est arrêtée. Je sèche mes gants et les poignées. Départ ! La piste est encore mouillée et l'eau gicle, me faisant perdre ma prise, mais je suis satisfaite de mon chrono : 20.49. Après la série des messieurs, je suis toujours la deuxième plus rapide, ce dont je suis assez fière. Je prends le temps de bavarder avec mes supporters et un camarade de classe que j'ai côtoyé pendant ma première année d'études d'institutrice à Diest. On m'appelle mais c'est mon chien, Zenn, qui monte sur la plus haute marche du podium. Départ du 200 mètres. Je prends place dans le couloir numéro trois, entre les messieurs des Pays-Bas. Je suis deuxième ! Mon chrono, 36.81, n'est pas mal. Après la cérémonie du podium, nous allons boire un verre sous la tente. Un enfant offre une chaîne multicolore, qu'il a faite lui-même, à Zenn. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Oud Diest, où je commande une énorme brochette de poulet et une assiette bien remplie de légumes. Délicieux ! Morte de fatigue, je m'effondre dans le divan pour caresser Zenn. L'infirmière me rafraîchit et m'aide à me coucher. Ce fut une belle journée. PAR CHRIS TETAERT