La grande messe orchestrée par de drôles de paroissiens prend fin. Beaucoup ont trouvé leur paradis. Pour d'autres, c'est l'enfer. Pour certains, c'est le manège enchanté. Pour d'autres, c'était plutôt la foire aux bestiaux, la fête aux agents, la folie des propriétaires, le bluff, la menace, la trahison, les commissions, le flux et reflux des espoirs, des désespoirs, des milliards. La fin d'une histoire, on change de maillot, on change de peau et on recommence. Pendant la mue, beaucoup d'argent pour tout le monde. C'est la crise qu'on nous disait. Les grands championnats sont sous perfusion... ah bon ? Alors, la perfusion fait des miracles. En Premier League, la balance entre les joueurs arrivés en Angleterre et ceux qui ont quitté le pays penche vers le négatif. On a acheté pour 250 millions d'euros de plus que...

La grande messe orchestrée par de drôles de paroissiens prend fin. Beaucoup ont trouvé leur paradis. Pour d'autres, c'est l'enfer. Pour certains, c'est le manège enchanté. Pour d'autres, c'était plutôt la foire aux bestiaux, la fête aux agents, la folie des propriétaires, le bluff, la menace, la trahison, les commissions, le flux et reflux des espoirs, des désespoirs, des milliards. La fin d'une histoire, on change de maillot, on change de peau et on recommence. Pendant la mue, beaucoup d'argent pour tout le monde. C'est la crise qu'on nous disait. Les grands championnats sont sous perfusion... ah bon ? Alors, la perfusion fait des miracles. En Premier League, la balance entre les joueurs arrivés en Angleterre et ceux qui ont quitté le pays penche vers le négatif. On a acheté pour 250 millions d'euros de plus que ce qu'on a vendu. Dire que l'été dernier, ce n'était que 67 millions. Mais bon, le Real ne vient pas tous les ans faire son marché sur l'ile aux trésors. Le Real avait déboursé 94 millions pour Cristiano Ronaldo et 35 pour Xabi Alonso ; faites le compte... C'est la crise, effectivement, mais pas pour tout le monde. Il y a les petits hommes bleus. Ces Citizens venus d'ailleurs, d'un autre monde, d'un monde où l'argent n'a pas la même valeur. Son propriétaire, Cheik Mansour est plusieurs fois milliardaire en euros. Man City a dépensé pour 145.450.000 euros. Anecdotique pour lui (l'an dernier c'était 147.000.000), énorme pour nous. Mais ce qui est aussi énorme, c'est de constater que lors du dernier match à Sunderland, City a dû aligner JoleonLescott, pur stopper, sur un flanc. Les limites du no limit, c'est de demander l'avis de son coach. Avant de flamber, faut équilibrer son effectif sinon on risque de se brûler. City était déjà à 5 points de Chelsea après trois journées. Un gouffre compte tenu de la sagesse retrouvée des uns (les Blues londoniens n'affichent que 20 millions de négatif) face à la démesure non contrôlée des autres (109 millions pour les Blues mancuniens). CarloAncelotti est plus à l'aise dans son training que RobertoMancini dans son costume sur (dé)mesure. Sur les 20 clubs de Premier League, trois ont une balance positive. Liverpool, Fulham et Aston Villa. Tiens, tiens ! City est passé par Villa, pour y prendre James Milner. Comme à l'Inter pour MarcoBalotelli, comme à Valence (club qui a vendu pour 83.5 millions, le plus en Europe) pour DavidSilva, comme à Hambourg pour JeromeBoateng. Comme par hasard, ces trois clubs terminent aussi ce mercato en positif. Zlatan Ibrahimovic n'est, par contre, pas allé chez les Citizens. Mais le Suédois est entré dans l'histoire de la planète foot. Il devient le premier joueur dont quatre de ses transferts ont dépassé les 20 millions. Son record à lui, 71 pour passer de l'Inter au Barça. 50 millions + SamuelEto'o évalué à 20 millions, et revendu 24 millions un an plus tard. Faites le compte. Et dire que c'est Ibra qui traite PepGuardiola d'avare : le coach catalan ne lui aurait adressé la parole que deux fois en six mois. Comme on le disait, les dirigeants devraient plus souvent demander l'avis de leur entraîneur. Quant on sait que le Barça a dû faire un emprunt cet été pour payer le salaire des joueurs. Y a comme quelque chose qui tourne pas rond. T'as formé les trois quarts de ton équipe mais après, tu dois te ruiner pour les garder ! C'est l'offre et de la demande, mais au moins avec le Barça, t'en as pour ton argent. Voir jouer LionelMessi, Andres Iniesta et les autres n'a pas de prix... Lueur d'espoir : des cinq grands championnats, un seul est en positif cet été, la France. Après le cauchemar africain, les Français veulent rouvrir la boîte à rêves. Que la certitude d'hier redevienne celle de demain. Et que les faiseurs de talent voient la couleur de l'argent, que le fair-play financier proposé par l'UEFA devienne réalité, que Platini reste saint Michel. Amen. " J'ai une conscience sociale, mais je m'en méfie. D'ailleurs, j'ai une Coccinelle et... une Porsche 911 "Jürgen Klinsmann par fred waseige, journaliste betvQuand le Barça fait un emprunt pour payer les salaires, ça ne tourne pas rond. T'as formé les trois quarts de ton équipe et tu dois te ruiner pour les garder !