MarcinZewlakow : " Le maillot qui me tient le plus à c£ur est celui de TonyVairelles, car il évoque ma première sélection en équipe nationale polonaise. Le match remonte au 23 février 2000 et avait pour théâtre le Stade de France. L'équipe de France, championne du monde à l'époque, se préparait pour l'EURO 2000, qu'elle allait également remporter. 75.000 spectateurs étaient accourus à Saint-Denis afin d'acclamer leurs héros. De quoi donner la chair de poule. Cela conférait à cette rencontre, d'apparence anodine, un cachet tout à fait particulier. Pour moi, c'était également très spécial. Une première sé...

MarcinZewlakow : " Le maillot qui me tient le plus à c£ur est celui de TonyVairelles, car il évoque ma première sélection en équipe nationale polonaise. Le match remonte au 23 février 2000 et avait pour théâtre le Stade de France. L'équipe de France, championne du monde à l'époque, se préparait pour l'EURO 2000, qu'elle allait également remporter. 75.000 spectateurs étaient accourus à Saint-Denis afin d'acclamer leurs héros. De quoi donner la chair de poule. Cela conférait à cette rencontre, d'apparence anodine, un cachet tout à fait particulier. Pour moi, c'était également très spécial. Une première sélection, cela ne s'oublie pas. On a perdu 1-0, sur un but de ZinédineZidane à la 88e minute, mais on peut dire qu'on a bien résisté. En outre, mon frère Michal et moi-même avons tous les deux été alignés dès la première minute. J'en étais très fier. Après le match, je tenais absolument à ramener un souvenir. Tony Vairelles est le joueur français qui se trouvait le plus près de moi. Je lui ai demandé s'il voulait bien échanger son maillot avec moi et il a accepté. Cela suffisait à mon bonheur. Ce n'était, certes, pas le footballeur le plus connu qui se trouvait sur la pelouse, mais peu importe : c'est également un joueur de grande qualité. Je n'ai pas particulièrement cherché à obtenir le maillot de Zizou. De toute façon, tout le monde voulait celui-là et j'aurais eu peu de chances de le décrocher. Un autre maillot me tient très à c£ur : celui du défenseur portugais JorgeCosta, car il date de la Coupe du Monde 2002. Jorge Costa avait été mon adversaire direct lors du match Pologne-Portugal. On s'était un peu frottés durant la rencontre. Au coup de sifflet final, on s'est regardés. En fin de compte, on s'est serré la main et on a échangé nos maillots, sans rancune. Dans l'ensemble, ce Mondial restera cependant une grosse déception pour la Pologne. Nous étions partis pleins d'ambitions, car le tirage au sort nous était apparu favorable. Avec la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Portugal, chacun s'accordait à penser que nous avions de grandes chances de qualification pour le prochain tour. Mais, finalement, ce sont les deux équipes européennes, considérées comme les deux favorites du groupe, qui sont restées sur le carreau. On peut dire que le départ pour l'Asie aura été plus joyeux que le retour. Mais une Coupe du Monde reste une Coupe du Monde, et quoi qu'il arrive, je garderai la satisfaction d'y avoir participé. J'ai aussi marqué un but, dans le dernier match contre les Etats-Unis, que nous avons remporté 3-1. Cela, on ne pourra pas me l'enlever. Je ne peux pas me considérer comme un international affirmé. Au gré des sélectionneurs et de mon état de forme, je suis tantôt repris, tantôt pas. Ma dernière sélection remonte à juin 2004, lorsque la Pologne a affronté des adversaires se préparant pour le Championnat d'Europe. Dont la Grèce, future lauréate. Depuis lors, je n'ai plus été appelé. J'ai traversé une période plus difficile et mon club également. Mais, si je marque encore trois buts lors des prochains matches comme je l'ai fait contre le Cercle Bruges, qui sait ?" par Daniel Devos