En mai dernier, vous aviez évoqué à demi-mots votre départ après un clash avec Rodrigo Beenkens...

On a trop donné d'importance à cet épisode. C'était un petit coup de gueule et j'ai dit que, si c'était pour me faire emmerder, je préférais rester à la maison. Mais entre ce qu'on dit et ce qu'on fait... Après l'émission, Rodrigo et moi avons eu une discussion. Beaucoup de personnes ont émis des commentaires excessifs dont on se serait bien passés sur les réseaux sociaux. Mais c'est vrai que, avec le temps, j'ai été victime ...

On a trop donné d'importance à cet épisode. C'était un petit coup de gueule et j'ai dit que, si c'était pour me faire emmerder, je préférais rester à la maison. Mais entre ce qu'on dit et ce qu'on fait... Après l'émission, Rodrigo et moi avons eu une discussion. Beaucoup de personnes ont émis des commentaires excessifs dont on se serait bien passés sur les réseaux sociaux. Mais c'est vrai que, avec le temps, j'ai été victime d'une forme de fatigue. Les déplacements commençaient à me peser et, en août, mon épouse a été hospitalisée suite à des soucis de santé. Il y a eu une accumulation et je me suis demandé si je ne ferais pas mieux de rester chez moi. Mais Michel Lecomte a insisté. C'est un bien grand mot mais il est logique que, après autant d'années, je me pose des questions. J'ai commencé en 2007 après la tentative (sic) de Michel Piraux. Je ne veux pas faire l'année de trop. J'ai toujours raisonné de la sorte dans ma vie sportive et professionnelle. J'ai stoppé l'arbitrage à 45 ans alors que je pouvais continuer. Si tu en as marre de ce que tu fais, tu n'es plus bon. Donc, tant que j'amuse le lundi soir et que Michel considère que j'apporte quelque chose au débat, je suis là. Cordiale et professionnelle, certainement. Cet incident ne m'a pas empêché de lui envoyer un SMS lors du dernier Tour de France. Le terme de cafetière est sorti comme ça dans la discussion. La cafetière, qu'on la range dans l'armoire. De toute manière, aujourd'hui, on utilise tous des percolateurs... Au départ, j'ai été étonné car j'ai toujours pensé que ce groupe devait être composé d'arbitres. Pour analyser ce qui se passe sur un terrain, il faut avoir de la pratique. Puis, je me suis dit que Benjamin aura un oeil avisé sur certaines situations. C'était l'un des demis les plus durs et engagés de notre championnat. Par contre, je m'interroge sur la présence de Frans Van Den Wijngaert. L'arbitrage a bien évolué depuis le temps qu'il a arrêté. On ira bientôt chercher les candidats dans les homes... Non. Je ne suis pas le bienvenu à la Fédération. PAR SIMON BARZYCZAK" Rodrigo Beenkens et moi avons rangé la cafetière " MARCEL JAVAUX