Depuis quelques semaines, Marcel Javaux a refait son apparition en tant que consultant " arbitrage " au sein de Studio 1. Et face aux snipers de Michel Lecomte, sa défense des hommes en noir est un véritable exploit !
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Depuis quelques semaines, Marcel Javaux a refait son apparition en tant que consultant " arbitrage " au sein de Studio 1. Et face aux snipers de Michel Lecomte, sa défense des hommes en noir est un véritable exploit ! Comment se passe votre collaboration à Studio 1 ?Très bien. Ce n'est pas la première fois que je tiens un rôle de consultant. Je l'avais déjà fait après la Coupe du monde mais je me suis un peu fatigué du foot donc j'ai arrêté. Il y a quelques semaines, vu que j'avais quitté la CCA, Michel Lecomte m'a demandé de revenir et j'y prends beaucoup de plaisir. Pas facile, néanmoins, face à des interlocuteurs comme Stéphane Pauwels. Vous lui avez proposé votre short et votre sifflet pour siffler un match... Stéphane aime bien critiquer mais ça fait partie du show. C'est vrai que, quand il me taquine, mon côté " arbitre dans l'âme " reprend le dessus. Et c'est vrai que la prochaine fois qu'il y aura un match avec les journalistes de la RTBF, Il arbitrera une mi-temps et moi l'autre. La pratique, c'est la meilleure façon de se rendre compte de la difficulté du job. La télé, et les émissions comme Studio 1, ne rendent-elles pas le métier d'arbitre encore plus difficile ? C'est clair qu'avec le nombre de retransmissions et les moyens techniques de plus en plus importants, la fonction est de plus en plus délicate. Mais c'est également normal qu'une émission d'analyse comme Studio 1 revienne sur les erreurs. Néanmoins, j'ai demandé à Michel Lecomte, qui a accepté sans hésiter, de mettre en avant les décisions positives. C'est important aussi de signaler quand les arbitres sont bons. L'assistance vidéo, vous voyez cela comment ?L International Board est contre mais je pense qu'on y viendra. La difficulté est que, si on l'impose, il faudrait que tout le monde en profite, la D2, la D3, les divisions inférieures. Ce qui est financièrement impossible. On y arrivera pour la Champion's League mais pour le reste, l'aspect humain restera prépondérant. Il faudrait que, comme au rugby, les dirigeants et les joueurs soient plus respectueux mais, en foot, c'est pas demain la veille. Qu'est-ce que vous aimeriez apporter dans l'émission au cours des prochaines semaines ?Je vais continuer à défendre ce qui est défendable et à admettre les erreurs commises. C'est d'ailleurs ce que devraient faire les dirigeants de clubs et d'institutions du foot. Vous savez, la CCA a peut-être eu peur qu'après mon départ, je devienne le vilain petit canard mais j'ai trop de respect pour ce métier. Je reste un arbitre dans l'âme !