Le costume d'homme politique définitivement abandonné, celui d'entraîneur soigneusement rangé dans un tiroir, Marc Wilmots dispose toujours de celui de commentateur pour déverser son franc-parler. Naturel, parfois brut dans ses commentaires, l'acolyte de Rodrigo Beenkens dans les rencontres de Coupe d'Europe sur la RTBF n'est pas prêt à se ranger du côté des béni-oui-oui.
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Le costume d'homme politique définitivement abandonné, celui d'entraîneur soigneusement rangé dans un tiroir, Marc Wilmots dispose toujours de celui de commentateur pour déverser son franc-parler. Naturel, parfois brut dans ses commentaires, l'acolyte de Rodrigo Beenkens dans les rencontres de Coupe d'Europe sur la RTBF n'est pas prêt à se ranger du côté des béni-oui-oui. Vous étiez encore au commentaire du match d'Anderlecht, jeudi dernier. Qu'est-ce qui vous plaît dans votre rôle de consultant ?Tout d'abord, ça me permet de rester dans le circuit, de suivre des matches, de me tenir au courant. Ensuite, par rapport à mon rôle de consultant et non de journaliste, je me permets de dire ce que je vois, avec une vision proche de celle d'un entraîneur. Et ça se passe toujours en direct. Pas après le match, quand beaucoup y vont de leurs critiques et là où c'est toujours très facile. On remarque chez vous une réelle complicité avec Beenkens. Celle-ci date-t-elle de l'époque où vous étiez encore joueur ?Non. Mais on s'est très vite entendu. Dans sa manière de travailler, Rodrigo me ressemble du temps où j'étais joueur : très professionnel, très pointilleux. De plus, on partage les mêmes valeurs ; celles du travail, de l'honnêteté et de la passion. Pourrait-on vous voir plus souvent en télé ? Dans une émission comme Studio 1 ?On me l'a déjà proposé mais ce n'est pas ma tasse de thé. Qu'est-ce qui vous dérange ?Je ne dis pas que l'émission est mauvaise. Mais chacun y va de son petit rôle, il y a même une rubrique coup de gueule. Si je devais être présent, ce serait pour faire avancer les choses. Avec une analyse, un dossier préparé, apporter un certain vécu. Ça vous dérange quand une émission devient Café du Commerce ?Je le comprends, c'est pour faire de l'audience. De toute façon, celui qui est attaqué par quelqu'un qui ne connaît rien, a le terrain comme meilleur droit de réponse possible. A l'époque, les critiques m'intéressaient, quand elles venaient de connaisseurs, elles me stimulaient même. Et je sais de quoi je parle puisque durant toute ma carrière, j'ai été critiqué à balles de guerre. La succession de René Vandereycken est ouverte et votre nom revient souvent sur le tapis. Intéressé ?Ça n'a aucun sens : je n'ai reçu aucune proposition. Si ça devrait arriver, il faudrait voir aussi dans quelles conditions... Ne pensez pas que je m'ennuie. Je viens de passer tous mes examens d'entraîneur et je m'occupe de mes trois enfants. Je suis loin de chômer. THOMAS BRICMONT