Mons a logiquement battu Malines, mais que ce fut dur! Alex Czerniatynski ne put s'empêcher de souligner que les hommes de Marc Grosjean avaient dû marquer deux buts... involontaires pour s'imposer: le premier sur une reprise de Roussel consécutive à un tir raté de Suray, le deuxième sur un centre-tir hasardeux de Gorniak.
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Mons a logiquement battu Malines, mais que ce fut dur! Alex Czerniatynski ne put s'empêcher de souligner que les hommes de Marc Grosjean avaient dû marquer deux buts... involontaires pour s'imposer: le premier sur une reprise de Roussel consécutive à un tir raté de Suray, le deuxième sur un centre-tir hasardeux de Gorniak.Marc Grosjean: Mes joueurs étaient crispés et c'est compréhensible après quatre défaites d'affilée. Les attentes étaient grandes car personne ne nous aurait pardonné de perdre des points contre le dernier, les premiers rayons de soleil ne sont jamais faciles à gérer, et plusieurs gars de mon équipe sont visiblement fatigués depuis quelques semaines. Je peux comprendre les gens. Mais nous allons tout faire pour ne plus les décevoir d'ici la fin du championnat. Nous gardons l'objectif annoncé en janvier: entre 42 et 45 points, et la neuvième place.Etait-ce simplement de la fatigue ou un manque de motivation?La motivation est toujours là, mais certains l'expriment mieux que d'autres à ce stade de la saison. Des joueurs comme Suray et Ciobotariu sont exemplaires parce qu'ils parviennent encore à donner tout ce qu'ils ont dans le corps. Mais d'autres ont clairement besoin de souffler. Ils n'ont plus le même dynamisme qu'il y a quelques semaines. La fatigue est à la fois mentale et physique. J'ai travaillé toute la saison avec un noyau restreint, c'est compréhensible. Et cela explique une baisse de la qualité de notre jeu.Douai et Gorniak semblaient les plus atteints contre Malines.C'est leur première année en D1 et ce sont des joueurs qui ne comptent pas à l'entraînement. Ils ne cherchent jamais à gérer leurs efforts. Je les comparerais à des kamikazes. Aujourd'hui, ils payent leur générosité.Avez-vous mis les choses au point avec Roussel, qui a critiqué la prudence de Mons après le match de Genk, puis l'un ou l'autre coéquipier après Bruges?Je devais lui parler. Je lui ai fait remarquer qu'une fée était penchée au-dessus de son lit depuis qu'il était à Mons. Une façon de lui dire qu'il doit énormément à ce club. Il ne peut donc pas détruire l'image de l'Albert par des commentaires pareils. Les dirigeants et les supporters n'ont pas apprécié ses propos. Mais bon, un footballeur met souvent les autres en cause quand il n'est lui-même pas bien. J'ai dit à Roussel d'imiter Sonck qui a appris à ne plus parler à travers tout alors qu'il avait lui aussi dérapé plus d'une fois dans le passé. (P. Danvoye)