Après René Desaeyere et Doy Perazic, l'Antwerp a choisi son troisième entraîneur de la saison : il s'agit de Marc Grosjean.
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Après René Desaeyere et Doy Perazic, l'Antwerp a choisi son troisième entraîneur de la saison : il s'agit de Marc Grosjean. Marc Grosjean : Le lundi 29 décembre, j'ai reçu un premier coup de téléphone informel du président Eddy Wauters. Deux jours plus tard, le soir du réveillon vers 18 heures, le vice-président Karel Vertongen m'a demandé si je pouvais faire un saut jusqu'à Anvers afin de rencontrer les dirigeants. Le jeudi 1er janvier, Eddy Wauters m'a annoncé que ma candidature avait été retenue mais qu'elle était soumise à l'approbation du conseil d'administration. La bonne nouvelle m'a été confirmée le samedi 3 janvier et j'ai signé mon contrat dimanche matin. En effet. C'est sans doute un hasard si, quelques jours plus tard, j'ai été engagé par l'Antwerp. Ce fut une surprise pour moi. Mais une très bonne surprise. Eddy Wauters m'a avoué que c'était la première fois que l'Antwerp engageait un entraîneur francophone. Il a " osé ", et rien que pour cela, je lui en serai reconnaissant. Grâce à l'opportunité qu'il m'offre, je pourrai peut-être me défaire de cette étiquette d'entraîneur wallon qui me colle à la peau. Si je réussis, cette première expérience à l'Antwerp pourrait m'ouvrir d'autres portes. Je maîtrise le français et l'anglais. Le néerlandais, un peu moins. Mais je vais faire l'effort de l'apprendre, j'ai d'ailleurs déjà commencé. Par ailleurs, l'image de club francophone ou néerlandophone est dépassée. Un peu partout en Belgique, les étrangers sont tellement nombreux que chaque club est une petite tour de Babel. Il est normal qu'un club qui recherche un nouvel entraîneur s'adresse à plusieurs candidats. Et il est normal aussi que Paul Put, qui est Anversois, arrivait en tête de liste. Mais il n'a pas pu se libérer, tant mieux pour moi. Je suis très heureux d'avoir été choisi, car c'était dur de rester sans travail. C'est un secret de polichinelle qu'à l'Antwerp, les relations entre joueurs sont loin d'être au beau fixe. Les dissensions dans le groupe ont été étalées, parfois maladroitement, dans la presse. L'une de mes priorités sera donc de réinstaller une ambiance positive et une discipline de travail, comme dans mes clubs précédents. (D. Devos) D. Devos