Votre anecdote la plus marquante ?

Ce n'est pas la plus avouable mais nous avions un jour misé un euro sur plusieurs résultats. A la 80e minute, tout était mort. Il nous manquait 4 scores corrects. Et puis, tout s'est emballé. Si je me souviens bien, le Cercle devait marquer deux fois. Le match est devenu fou dans le temps additionnel. On a finalement remporté quelques centaines d'euros. Autre moment fort ? Nous avions invité Jordan Lukaku. Il a commencé à crier en se rendant compte qu'un but était marqué. Problème : il suivait un autre match que celui diffusé sur l'écran principal. Il ne savait plus où il était ! C'est toute la complexité du multi-live : arriver à garder les yeux sur le match central tout en jetant un oeil aux autres. Le plus difficile est le premier quart d'heure. D'ailleurs, au début, les nouveaux consultants n'osent rien dire.

Le souvenir de votre premier multi-live ?

J'étais trempé tellement j'avais dû mettre de l'énergie. C'est un programme qui demande de la préparation. Si tu arrives les mains dans les poches, tu te plantes. C'est stressant mais nous n'avons jamais connu de problème technique. Deux hommes ont une tâche cruciale : l'éditeur, qui passe d'un match à l'autre, et l'ingénieur du son. En plateau, je fixe le " mur " et les différents écrans. Mon cerveau a dû s'adapter, j'ai les yeux qui se baladent d'un match à l'autre, surtout quand la balle arrive à proximité de la surface de réparation.

Le meilleur consultant pour un multi-live ?

Benoît Thans et Alex Teklak sont très bons. Ils sont en contact avec les gens du milieu et ils disposent de beaucoup d'informations, même s'ils ne peuvent pas tout dire. Ils sont donc très bien préparés. Et c'est important car le foot belge est une affaire de connaisseurs. Si on passe un Zagreb-Ludogorets en Champions League qui se traîne en 0-0, il est possible qu'on ne voie jamais les images. Par contre, en Belgique, même un club comme Waasland Beveren est montré dans le multi-live car l'équipe comporte des francophones ou des joueurs connus, a des supporters, etc. Je suis d'ailleurs intransigeant avec mes journalistes. Quand une erreur est commise, même de français, je reprends la personne, même si c'est du direct. Certains disent que ce n'est pas collégial mais je trouve ça normal. Je ne suis pas parfait et j'accepte aussi les remarques. Récemment, Vincenzo Ciuro n'a pas hésité à me signaler que j'avais confondu Uronen et Castagne.

PAR SIMON BARZYCZAK

" Jordan Lukau était perdu et a crié en voyant le joueur marquer. " - MARC DELIRE

Ce n'est pas la plus avouable mais nous avions un jour misé un euro sur plusieurs résultats. A la 80e minute, tout était mort. Il nous manquait 4 scores corrects. Et puis, tout s'est emballé. Si je me souviens bien, le Cercle devait marquer deux fois. Le match est devenu fou dans le temps additionnel. On a finalement remporté quelques centaines d'euros. Autre moment fort ? Nous avions invité Jordan Lukaku. Il a commencé à crier en se rendant compte qu'un but était marqué. Problème : il suivait un autre match que celui diffusé sur l'écran principal. Il ne savait plus où il était ! C'est toute la complexité du multi-live : arriver à garder les yeux sur le match central tout en jetant un oeil aux autres. Le plus difficile est le premier quart d'heure. D'ailleurs, au début, les nouveaux consultants n'osent rien dire. J'étais trempé tellement j'avais dû mettre de l'énergie. C'est un programme qui demande de la préparation. Si tu arrives les mains dans les poches, tu te plantes. C'est stressant mais nous n'avons jamais connu de problème technique. Deux hommes ont une tâche cruciale : l'éditeur, qui passe d'un match à l'autre, et l'ingénieur du son. En plateau, je fixe le " mur " et les différents écrans. Mon cerveau a dû s'adapter, j'ai les yeux qui se baladent d'un match à l'autre, surtout quand la balle arrive à proximité de la surface de réparation. Benoît Thans et Alex Teklak sont très bons. Ils sont en contact avec les gens du milieu et ils disposent de beaucoup d'informations, même s'ils ne peuvent pas tout dire. Ils sont donc très bien préparés. Et c'est important car le foot belge est une affaire de connaisseurs. Si on passe un Zagreb-Ludogorets en Champions League qui se traîne en 0-0, il est possible qu'on ne voie jamais les images. Par contre, en Belgique, même un club comme Waasland Beveren est montré dans le multi-live car l'équipe comporte des francophones ou des joueurs connus, a des supporters, etc. Je suis d'ailleurs intransigeant avec mes journalistes. Quand une erreur est commise, même de français, je reprends la personne, même si c'est du direct. Certains disent que ce n'est pas collégial mais je trouve ça normal. Je ne suis pas parfait et j'accepte aussi les remarques. Récemment, Vincenzo Ciuro n'a pas hésité à me signaler que j'avais confondu Uronen et Castagne. PAR SIMON BARZYCZAK" Jordan Lukau était perdu et a crié en voyant le joueur marquer. " - MARC DELIRE