C'est la fin d'une frustration ?

Oui. Que l'on soit acteur ou spectateur, on suit toujours l'événement mais ne pas y participer engendrait un ressentiment. Qui plus est, l'édition de la saison dernière avait été exceptionnelle. Nous sommes donc très enthousiastes. J'entends beaucoup de critiques, fondées ou pas, sur le championnat mais je suis persuadé qu'on va assister à beaucoup de retournements de situation. Deux défaites d'affilée en début de parcours et c...

Oui. Que l'on soit acteur ou spectateur, on suit toujours l'événement mais ne pas y participer engendrait un ressentiment. Qui plus est, l'édition de la saison dernière avait été exceptionnelle. Nous sommes donc très enthousiastes. J'entends beaucoup de critiques, fondées ou pas, sur le championnat mais je suis persuadé qu'on va assister à beaucoup de retournements de situation. Deux défaites d'affilée en début de parcours et c'est peut-être le titre qui s'envole. Anderlecht, Bruges et Gand. J'aime Bruges mais il y a plus de talents chez les Bruxellois. Ils ne l'ont pas encore montré mais je pense que ce sera le cas pendant ces play-offs. A l'inverse, j'ai l'impression que Bruges a déjà dévoilé toutes ses cartouches. Anderlecht a obtenu quatre titres en cinq ans : ce sont des bêtes de compétition. Gand a du potentiel et Moses : j'ai vu tous ses matches, c'est un phénomène et un gars discipliné. Il suffit de l'écouter en interview. Je ne crois pas à un retour du Standard car Duchâtelet a pris l'habitude de vendre ses meilleurs joueurs et je suis sceptique sur l'état physique d'Imoh Ezekiel. Peut-être. Ces procédés peuvent surprendre. Mais, de notre côté, nous n'avons pas changé notre manière de travailler. La différence se fait dans la présentation plutôt que dans le contenu. Je veille à ce qu'on garde notre touche. Je veux que le public puisse dire : " ça, c'est un match de Proximus. " Ceci dit tout en respectant VOO. Je n'ai pas de leçon à donner. On garde notre rigueur et notre touche d'amusement car ce n'est jamais que du foot. Notre équipe de consultants est large, avec des profils variés : coach, anciens joueurs, etc. L'important est de réunir les bonnes personnalités. Si on met deux coaches ensemble sur un match, on perdra en fantaisie ce qu'on gagne en expertise tactique. Il n'a jamais été question que je quitte Proximus. Mais, dans la vie, il ne faut jamais dire jamais. RTL a un véritable désir d'évoluer dans sa manière de couvrir le sport et il y aura peut-être une place un jour, même si, aujourd'hui, la question ne se pose pas. PAR SIMON BARZYCZAK" Il n'a jamais été question que je quitte Proximus pour RTL. "