À 55 ans, Marc Delire est la preuve qu'il est possible de changer à tous les âges. C'est en montant un escalier qu'il a eu une révélation il y a un peu plus de trois ans. " J'étais essoufflé et je n'avais pas envie que mes enfants, notamment ma fille de 2 ans, ait l'impression de fréquenter un grand-père. J'ai arrêté la cigarette et je me suis remis au sport. Plus jeune, j'étais bon sportif et la forme est vite reve...

À 55 ans, Marc Delire est la preuve qu'il est possible de changer à tous les âges. C'est en montant un escalier qu'il a eu une révélation il y a un peu plus de trois ans. " J'étais essoufflé et je n'avais pas envie que mes enfants, notamment ma fille de 2 ans, ait l'impression de fréquenter un grand-père. J'ai arrêté la cigarette et je me suis remis au sport. Plus jeune, j'étais bon sportif et la forme est vite revenue. " Il s'est alors lancé plusieurs défis, dont du triathlon et un premier marathon. " Un quart de triathlon ( 1.5 km de natation, 40 km à vélo, 10 km de course à pied, ndlr) est assez vite réalisable avec du bon matériel. Mais, pour un marathon, il faut se mettre dans l'état d'esprit de Zatopek qui disait : " Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer de vie, cours un marathon. La course nécessite un programme d'entraînement à respecter scrupuleusement. Le jour de la course, tu ne dois rien négliger (matériel, hydratation, etc.)." Symboliquement, il a choisi le marathon de Namur pour débuter. " J'habite Wépion et il passait devant chez moi. Je m'étais dit que, si c'était pour mourir, autant que ce soit près de ma maison ! L'effort a effectivement été violent et j'ai souffert. Mais j'ai ressenti une immense fierté dans les 500 derniers mètres et j'ai eu envie de recommencer. " Désormais, il s'entraîne même lors des semaines de foot européen. " Je suis déjà allé courir avec Alex Teklak et Johan Walem à Manchester, Rome,... Ils ont toujours un bon niveau et c'est moi qui les suis. " Le 16 juin dernier, il a pris part au marathon de la Libération, en Normandie, organisé pour les 75 ans du débarquement. " Le débarquement et l'holocauste sont deux thèmes qui me fascinent. Il y a quelques années, Thierry Luthers et moi avions passé plusieurs jours à visiter tous les musées et les lieux importants de Normandie. L'hiver prochain, j'aimerais emmener mes enfants à Auschwitz pour leur montrer la réalité des camps. " En attendant, au niveau sportif, il a encore d'autres ambitions : réaliser un demi-triathlon et courir le marathon de New York !