Les Diables intéressent tout le monde

La messe n'est jamais dite après deux matches : il en reste huit à négocier sur la route du Brésil. Au-delà du classement actuel, et si je songe à la qualité des effectifs, il y a deux catégories dans notre groupe qualificatif. Quatre équipes nationales peuvent tout au plus assumer un rôle de trouble-fêtes : le Pays de Galles, la Macédoine, l'Ecosse et la Serbie. Malgré Gareth Bale, les Gallois ont montré leurs limites face aux Diables Rouges. La Macédoine me semble plus coriace avec sa star, Goran Pandev, et une équipe bien mise en place par une vieille connaissance, Cedo Janevski. Mais ce n'est pas un opposant pour la pole position finale, pas plus que l'Ecosse qui se pose quand même beaucoup de questions. J'ai vu Ecosse-Serbie à la télévision et, en plus de mon constat écossais, j'ai noté que Sinisa Mihajlovic, le T1 serbe, a du pain sur la planche. Ce match sans sel a révélé que son équipe nationale est en plein...

La messe n'est jamais dite après deux matches : il en reste huit à négocier sur la route du Brésil. Au-delà du classement actuel, et si je songe à la qualité des effectifs, il y a deux catégories dans notre groupe qualificatif. Quatre équipes nationales peuvent tout au plus assumer un rôle de trouble-fêtes : le Pays de Galles, la Macédoine, l'Ecosse et la Serbie. Malgré Gareth Bale, les Gallois ont montré leurs limites face aux Diables Rouges. La Macédoine me semble plus coriace avec sa star, Goran Pandev, et une équipe bien mise en place par une vieille connaissance, Cedo Janevski. Mais ce n'est pas un opposant pour la pole position finale, pas plus que l'Ecosse qui se pose quand même beaucoup de questions. J'ai vu Ecosse-Serbie à la télévision et, en plus de mon constat écossais, j'ai noté que Sinisa Mihajlovic, le T1 serbe, a du pain sur la planche. Ce match sans sel a révélé que son équipe nationale est en pleine période de transition après le départ de Nemanja Vidic, Dejan Stankovic, etc. Je comprends encore mieux pourquoi les Diables intéressent tout le monde, surtout la foule immense de leurs supporters. De plus, l'Union Belge et les joueurs communiquent de façon originale avec eux, ce qui leur offre un 12e homme extraordinaire. La Belgique, la Croatie et la Serbie sont entraînées par de fortes personnalités, d'ex-grands joueurs mais Marc Wilmots, Igor Stimac et Sinisa Mihajlovic n'ont pas encore un grand parcours en tant que T1. Les jeunes coaches sont à la mode, notamment à la tête des équipes nationales, c'est intéressant. Ils lancent d'autres noms, ont le dialogue facile avec les jeunes. A eux d'être sévères avec ceux à qui ils font confiance. Jeune ou moins jeune, la vérité se niche ailleurs. C'est d'abord une question de personnalité et d'intelligence : la Roja est sur le tout du monde. Or, son coach, Vicente Del Bosque n'a plus 20 ans depuis longtemps. La D2 belge est suivie plus attentivement qu'avant par les médias télévisés, c'est une bonne chose car cette série doit être un réservoir de joueurs intéressants pour l'élite. Il s'y passe des choses surprenantes pour le moment : le FC Brussels, Roulers et Saint-Trond tirent la langue en fin de classement. Les Canaris viennent même de picorer un 0 sur 9. La D2, c'est spécial avec un jeu très engagé. Cela n'a pas surpris que les Trudonnaires car même Westerlo souffre dans ce cimetière des anciens de D1. Deux clubs wallons, Boussu-Dour d' Arnaud Mercier, et Mouscron-Péruwelz d' Arnaud Dos Santos, ainsi que le WS Woluwé de Felice Mazzu, mènent la danse. Ils font preuve de plus d'imagination pour résoudre les nombreux problèmes, surtout financiers, de ce championnat. C'est ce qui a incité Mouscron-Péruwelz à s'allier à Lille. Certains supporters du RMP ont désormais du mal à s'identifier à leurs couleurs : cela finira par s'arranger. C'est un vieux souci pour tous les clubs, pas seulement celui des Hurlus, où les joueurs ne font plus que passer. Ainsi, il traîne son vague à l'âme comme un boulet. Je ne crois pas à la triste comédie d'un dépressif imaginaire : Cristiano Ronaldo. Il évoque un manque de respect à son égard. Selon toute probabilité, il a cherché à mettre la pression pour décrocher un énorme transfert, que ce soit au PSG, en Russie ou quelque part dans le golfe Persique. C'est une attitude assez lamentable quand on a la chance de porter le maillot du club numéro 1 de l'histoire du football. On oppose souvent Ronaldo à Messi. L'étoile du Barça ne s'autorisera jamais un tel comportement. Une victoire de plus pour Messi par rapport à Ronaldo. Le milieu de terrain du Club Bruges vit des moments difficiles après avoir rêvé d'Everton, de Premier League aux côtés de Marouane Fellaini et de KevinMirallas. Tout est tombé à l'eau pour une question de minutes : les documents ont été envoyés à l'UEFA après la clôture des transferts. Vadis Odjidja n'a plus qu'une solution : tourner le bouton, retrouver son niveau d'autrefois (toute son année civile 2012 a été moyenne à cause d'une blessure) en espérant que le public ne le prenne pas en grippe car il est certain que Vadis cherchera à partir en fin de saison. Les supporters n'apprécient pas trop ceux qui songent trop à de nouvelles destinations. A mon avis, les grands d'Angleterre sont sur les rangs. Par contre, Eric Gerets est plus que jamais sur le siège éjectable après la défaite du Maroc au Mozambique (2-0) en match aller du barrage pour la CAN en Afrique du Sud. Le retour aura lieu le 12 octobre : j'ai froid dans le dos pour Eric... Je n'y croyais plus : Charleroi a un nouveau président. C'est une bonne nouvelle pour le club, d'abord, mais aussi pour toute la D1. Tout le monde a besoin d'un Mambourg bien rempli, qui vit, qui vibre, qui chante. J'ai suivi Charleroi-Club Bruges qui s'est disputé devant 5.000 spectateurs. Charleroi c'est autre chose et j'espère que Fabien Debecq apportera de la stabilité après le règne du mêle-tout qu'était Abbas Bayat. Propos recueillis par PIERRE bilic - Photos ImageGlobe