Chapeau à Gaby Mudingayi !

En attendant le départ de Radja Nainggolan de Cagliari vers l'un des grands clubs italiens, je me réjouis qu'un autre international lui ait brûlé la politesse dans la Botte : Gaby Mudingayi, qui vient de réaliser le transfert de sa vie en passant de Bologne à l'Inter Milan. Voilà encore un Diable Rouge en lice chez un ténor du football européen. A ce train-là, si on loupe notre qualification pour la Coupe du Monde 2014, ce sera à désespérer de tout !
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En attendant le départ de Radja Nainggolan de Cagliari vers l'un des grands clubs italiens, je me réjouis qu'un autre international lui ait brûlé la politesse dans la Botte : Gaby Mudingayi, qui vient de réaliser le transfert de sa vie en passant de Bologne à l'Inter Milan. Voilà encore un Diable Rouge en lice chez un ténor du football européen. A ce train-là, si on loupe notre qualification pour la Coupe du Monde 2014, ce sera à désespérer de tout ! J'ose espérer que ces deux joueurs, qui ont toujours été snobés jusqu'à présent en sélection, suivront le même exemple qu'un 3e compatriote exilé là-bas, Jean-François Gillet qui, lui, a su capter l'attention des scouts fédéraux pour faire partie du noyau élargi des Belges. S'il y est parvenu en jouant à Bologne, il n'y a pas de raison que Mudingayi n'y arrive pas en évoluant chez les nerazzurri. Le transfert le plus marquant chez les Transalpins est celui de Zlatan Ibrahimovic de l'AC Milan au PSG. Dans ce cas-ci aussi, j'y perdrais mon latin si le club parisien, après avoir engagé déjà Ezequiel Lavezzi, se retrouve les mains vides en fin de saison. Si jamais Montpellier ou un autre sans-grade décroche la palme, c'est qu'il y a vraiment un problème chez les Sangermanois. Avec l'arrivée d' Ibra et de Salomon Kalou, qui a rejoint Lille depuis Chelsea, la Ligue 1 a en tout cas engagé du lourd. La qualité devrait y être au rendez-vous. La supercoupe le prouve : le Sporting est prenable derrière. Pas étonnant, dans la mesure où, à l'exception d' Osama Hasawi, les mêmes joueurs sont reconduits d'une saison à l'autre. A cette nuance près que, par la force des choses, Marcin Wasilewski et Olivier Deschacht occupent une position centrale pour le moment. Honnêtement, je ne comprends pas les dirigeants mauves. Ils jouent leur avenir en Ligue des Champions en août et ne touchent pas à un secteur qui a étalé ses limites la saison passée. Ce n'est pas à la fin du mercato qu'il faut engager le ou les renforts dans ce secteur mais avant d'entrer dans le vif du sujet sur la scène européenne. L'attitude de la direction est la même qu'en 2009 : cette année-là, elle est prête à débloquer 5 millions pour le Gantois Bryan Ruiz à condition de décrocher sa place en phase des groupes. Tout ça pour louper, finalement, son rendez-vous. Si, cette fois-ci encore, elle rate le coche pour ne pas avoir su s'armer à temps, ce sera un plus grand gâchis. Car il ne faut quand même pas mettre 5 millions sur table pour dénicher un bon défenseur. Le Sporting, qui doit écrémer son noyau, a tout intérêt à conserver Sacha Iakovenko. Il me paraît la solution de rechange idéale pour Milan Jovanovic, pour ne pas dire plus. A 24 ans, c'est au Parc Astrid qu'il doit s'affirmer et nulle part ailleurs. Le tirage au sort des coupes d'Europe a été particulièrement clément pour nos représentants. Anderlecht n'a pour ainsi dire qu'à paraître pour s'imposer soit face aux Shamrock Rovers d'Irlande, soit devant les Lituaniens d'Ekranas. En Europa League, Genk ne va pas éprouver davantage de difficulté contre les Moldaves de Milsami Orkei ou les Kazakhs du FC Aktobe. Quant à Gand, qui passera aisément le tour face à Differdange, il part favori devant le Slovan Bratislava ou Videoton qui sont peut-être toujours des noms mais plus des foudres de guerre. En réalité, seul le Club Bruges n'a pas été gâté avec le FC Copenhague. On se souvient que les Danois, dirigés par StaleSolbakken - courtisé par Anderlecht avant que les Bruxellois ne se rabattent sur John van den Brom- ont fait fureur en 2010-2011 en accédant aux 1/8e de finale de la Ligue des Champions. Avec Ariel Jacobs à leur tête à présent, ils possèdent un coach qui connaît les Flandriens sur le bout des doigts. C'est un avantage, même si le Diegemois doit, lui aussi, encore imposer sa griffe dans son nouvel entourage. Pour moi, c'est du 50/50. Le titre 2012-2013 ne peut échapper à Anderlecht ou au Club Bruges. Ces deux-là étaient déjà au-dessus du lot ces derniers mois, et il n'en ira pas autrement. Le Sporting a su garder intact, jusqu'ici, le noyau qui lui a permis de décrocher son 31e sacre en mai passé et son rival a sans conteste amélioré qualitativement son effectif. Au passage, les deux ont déforcé les autres. Après Bogdan Jorgacevic, en janvier, les Bleu et Noir ont piqué cette fois Jesper Jorgensen à Gand et Mémé Tchité au Standard. Le RSCA a fait exactement le même coup avec un autre Rouche, Gohi Bi Cyriac. Dans ces conditions, je ne vois pas les Liégeois se mêler à la victoire finale en championnat. Et les Buffalos non plus qui, au lieu de recoller au duo de tête, se sont séparés encore d'autres valeurs sûres comme Tim Smolders, Yassine El Ghanassy et dans une moindre mesure Zlatan Ljubijankic et Elimane Coulibaly. Comme Genk a perdu lui aussi un élément majeur en la personne de Kevin De Bruyne, son ambition ne peut être qu'une place en play-offs 1, comme pour les autres précités. En tant que 6e larron, je prévois une lutte coriace entre Lokeren, le Cercle et Zulte Waregem. Ils ont mes faveurs en lieu et place du Beerschot, Courtrai et Malines. Dans le bas du tableau, je crains le pire pour les deux teams promus, Charleroi et Waasland-Beveren. Même si le Lierse et Oud-Heverlee-Louvain vont faire de la corde raide aussi.PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE