Quel contraste entre Bruges et le Standard !

Là où Bruges déborde d'activité sur le marché des transferts, le Standard voit surtout ses perles filer dans d'autres clubs, qui sont parfois des concurrents directs. Le contraste est saisissant. A Bruges, le message de GeorgesLeekens est clair : on achète du lourd parce qu'on veut être champion. MéméTchité, JesperJorgensen, BartBuysse, voire le Macédonien Ivan Trickovski, vont apporter de la qualité. Du côté de Sclessin, on est dans l'expectative : DannyVerbeek a été recruté en D2 néerlandaise et DuduBiton vient indirectement de Charleroi, tandis que MarvinOgunjimi reste sur un échec à Majorque. Si un grand nom ne débarque pas d'ici deux ou trois semaines, les supporters - déjà privés de compétition européenne cette saison - risquent de grogner. Si les résultats ne répondent pas directement à l'attente, l'entraîneur RonJans pourrait faire les frais de cette mauvaise humeur.

à voir aussi: Duchâtelet n'est pas D'Onofrio

Le Standard a pris l'habitude de réaliser ses plus gros transferts à l'approche du 31 août, mais c'était à l'époque de LucienD'Onofrio. Avec son carnet d'adresses bien fourni, il parvenait toujours à attirer une grosse pointure. RolandDuchâtelet mène une autre politique. L'an passé déjà, il avait privilégié la quantité à la qualité dans ses achats. Et il donne l'impression de vouloir vendre pour récupérer les investissements consentis lors de la reprise du club.

Anderlecht a besoin d'un défenseur central

Le tour préliminaire de la Ligue des Champions, c'est déjà à la fin du mois. CheikhouKouyaté va partir aux Jeux olympiques, on ne sait pas très bien ce qu'il adviendra de RolandJuhasz et on n'a pas encore tous les apaisements au sujet du Saoudien OsamaHawsawi. En cas de besoin, MarcinWasilewski peut éventuellement glisser en défense centrale, mais sera-ce suffisant ? Anderlecht a besoin de recruter d'urgence un défenseur central s'il ne veut pas connaître de nouveaux désagréments.

à voir aussi: Quid de Suarez et Biglia ?

MatiasSuarez n'a pas accompagné le groupe parti en stage en Autriche. On a vu, lors des play-offs, qu'Anderlecht balbutie son football lorsque le Soulier d'Or n'est pas en pleine possession de ses moyens. LucasBiglia est revenu, un peu contraint et forcé, faute d'avoir déjà trouvé le grand club dans lequel il rêve d'évoluer. Dans quelles dispositions, physiques et mentales, s'alignera-t-il ?

24 pays, 12 stades : pourquoi pas ?

MichelPlatini a lancé l'idée d'organiser l'EURO 2020, qui célébrera les 60 ans de l'UEFA, dans 12 villes. Cette idée me plaît assez, beaucoup plus que celle d'élargir le Championnat d'Europe à 24 pays en 2016. Les 12 villes sélectionnées abriteront des stades ultramodernes, qui ne nécessiteront pas d'investissements, et seront rompues à l'organisation de grands événements. Elles disposeront de toutes les facilités nécessaires, ce qui n'est pas plus mal après ce que l'on a vécu en Pologne en en Ukraine.

à voir aussi: Deux poids, deux mesures

VincentKompany a raison de s'offusquer lorsque des comportements racistes sont moins lourdement sanctionnés que le fait d'exhiber un logo publicitaire sur un caleçon. Pourquoi, aussi, refuser une minute de silence aux Espagnols suite au décès d'un joueur de 23 ans atteint d'un cancer, MikiRoque, alors qu'on l'a autorisée pour ThierryRoland ? ( ndlr : Michel Platini y répond en p. 40)

Ça coince pour Vertonghen !

JanVertonghen rêve de partir à Tottenham. Les Spurs se sont mis d'accord avec l'Ajax Amsterdam pour le transfert, sur base de 12 millions. Et pourtant, ça coince ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le Diable Rouge a fait inclure une clause dans son contrat, stipulant qu'il aurait droit à 15 % de la somme. Il faudra que l'une des parties mette un peu d'eau dans son vin, sous peine d'assister au feuilleton de l'été. Je pense que cela finira pas se régler, au besoin devant les tribunaux, mais quand ?

à voir aussi: Le PSG comme Chelsea

C'est surtout le montant du transfert qui interpelle : EzequielLavezzi a été transféré de Naples au PSG pour 30 millions ! Le PSG, avec ses investisseurs qataris, devient lentement mais sûrement le Chelsea ou le Manchester City français.

Similitudes entre Blanc et Van Marwijk

Il y a pas mal de similitudes entre les démissions de LaurentBlanc et de BertvanMarwijk. Ce sont deux sélectionneurs appartenant à de grands pays de football, qui semblaient avoir leur équipe bien en mains et qui ont simplement raté leur tournoi. Blanc, avant l'échec face à la Suède en phase de poules, est tout de même resté sur 23 matches d'affilée sans défaite. Van Marwijk a hissé les Oranje en finale de la Coupe du Monde en 2010 et aussi réussi un très bon tournoi qualificatif en prélude à cet EURO.

Dans les deux cas, ce sont les egos qui sont à l'origine de la dislocation d'une équipe. Lorsque l'ambiance se détériore, que certains joueurs n'en font qu'à leur tête, un sélectionneur est impuissant, quelles que soient ses qualités. C'est la preuve que, pour réussir un EURO, il faut d'abord un vrai bloc.

à voir aussi: Thys et Vandereycken

En cas d'ambiance pourrie, il est plus difficile pour un sélectionneur que pour un entraîneur de club de rectifier le tir. En club, un entraîneur dispose de ses joueurs durant toute la saison, et peut les réprimander, les renvoyer dans le noyau B s'il le faut. Un grand tournoi international ne dure que trois semaines et lorsque le ver est dans le fruit, il est très difficile de l'en extraire. Il faut remonter, selon moi, à 1986 et à la Coupe du Monde mexicaine, pour voir un sélectionneur renvoyer un joueur au pays et remettre son équipe sur le bon chemin : c'était GuyThys avec RenéVandereycken...

PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL DEVOS - PHOTOS IMAGEGLOBE

Là où Bruges déborde d'activité sur le marché des transferts, le Standard voit surtout ses perles filer dans d'autres clubs, qui sont parfois des concurrents directs. Le contraste est saisissant. A Bruges, le message de GeorgesLeekens est clair : on achète du lourd parce qu'on veut être champion. MéméTchité, JesperJorgensen, BartBuysse, voire le Macédonien Ivan Trickovski, vont apporter de la qualité. Du côté de Sclessin, on est dans l'expectative : DannyVerbeek a été recruté en D2 néerlandaise et DuduBiton vient indirectement de Charleroi, tandis que MarvinOgunjimi reste sur un échec à Majorque. Si un grand nom ne débarque pas d'ici deux ou trois semaines, les supporters - déjà privés de compétition européenne cette saison - risquent de grogner. Si les résultats ne répondent pas directement à l'attente, l'entraîneur RonJans pourrait faire les frais de cette mauvaise humeur. Le Standard a pris l'habitude de réaliser ses plus gros transferts à l'approche du 31 août, mais c'était à l'époque de LucienD'Onofrio. Avec son carnet d'adresses bien fourni, il parvenait toujours à attirer une grosse pointure. RolandDuchâtelet mène une autre politique. L'an passé déjà, il avait privilégié la quantité à la qualité dans ses achats. Et il donne l'impression de vouloir vendre pour récupérer les investissements consentis lors de la reprise du club. Le tour préliminaire de la Ligue des Champions, c'est déjà à la fin du mois. CheikhouKouyaté va partir aux Jeux olympiques, on ne sait pas très bien ce qu'il adviendra de RolandJuhasz et on n'a pas encore tous les apaisements au sujet du Saoudien OsamaHawsawi. En cas de besoin, MarcinWasilewski peut éventuellement glisser en défense centrale, mais sera-ce suffisant ? Anderlecht a besoin de recruter d'urgence un défenseur central s'il ne veut pas connaître de nouveaux désagréments. MatiasSuarez n'a pas accompagné le groupe parti en stage en Autriche. On a vu, lors des play-offs, qu'Anderlecht balbutie son football lorsque le Soulier d'Or n'est pas en pleine possession de ses moyens. LucasBiglia est revenu, un peu contraint et forcé, faute d'avoir déjà trouvé le grand club dans lequel il rêve d'évoluer. Dans quelles dispositions, physiques et mentales, s'alignera-t-il ? MichelPlatini a lancé l'idée d'organiser l'EURO 2020, qui célébrera les 60 ans de l'UEFA, dans 12 villes. Cette idée me plaît assez, beaucoup plus que celle d'élargir le Championnat d'Europe à 24 pays en 2016. Les 12 villes sélectionnées abriteront des stades ultramodernes, qui ne nécessiteront pas d'investissements, et seront rompues à l'organisation de grands événements. Elles disposeront de toutes les facilités nécessaires, ce qui n'est pas plus mal après ce que l'on a vécu en Pologne en en Ukraine. VincentKompany a raison de s'offusquer lorsque des comportements racistes sont moins lourdement sanctionnés que le fait d'exhiber un logo publicitaire sur un caleçon. Pourquoi, aussi, refuser une minute de silence aux Espagnols suite au décès d'un joueur de 23 ans atteint d'un cancer, MikiRoque, alors qu'on l'a autorisée pour ThierryRoland ? ( ndlr : Michel Platini y répond en p. 40) JanVertonghen rêve de partir à Tottenham. Les Spurs se sont mis d'accord avec l'Ajax Amsterdam pour le transfert, sur base de 12 millions. Et pourtant, ça coince ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le Diable Rouge a fait inclure une clause dans son contrat, stipulant qu'il aurait droit à 15 % de la somme. Il faudra que l'une des parties mette un peu d'eau dans son vin, sous peine d'assister au feuilleton de l'été. Je pense que cela finira pas se régler, au besoin devant les tribunaux, mais quand ? C'est surtout le montant du transfert qui interpelle : EzequielLavezzi a été transféré de Naples au PSG pour 30 millions ! Le PSG, avec ses investisseurs qataris, devient lentement mais sûrement le Chelsea ou le Manchester City français. Il y a pas mal de similitudes entre les démissions de LaurentBlanc et de BertvanMarwijk. Ce sont deux sélectionneurs appartenant à de grands pays de football, qui semblaient avoir leur équipe bien en mains et qui ont simplement raté leur tournoi. Blanc, avant l'échec face à la Suède en phase de poules, est tout de même resté sur 23 matches d'affilée sans défaite. Van Marwijk a hissé les Oranje en finale de la Coupe du Monde en 2010 et aussi réussi un très bon tournoi qualificatif en prélude à cet EURO. Dans les deux cas, ce sont les egos qui sont à l'origine de la dislocation d'une équipe. Lorsque l'ambiance se détériore, que certains joueurs n'en font qu'à leur tête, un sélectionneur est impuissant, quelles que soient ses qualités. C'est la preuve que, pour réussir un EURO, il faut d'abord un vrai bloc. En cas d'ambiance pourrie, il est plus difficile pour un sélectionneur que pour un entraîneur de club de rectifier le tir. En club, un entraîneur dispose de ses joueurs durant toute la saison, et peut les réprimander, les renvoyer dans le noyau B s'il le faut. Un grand tournoi international ne dure que trois semaines et lorsque le ver est dans le fruit, il est très difficile de l'en extraire. Il faut remonter, selon moi, à 1986 et à la Coupe du Monde mexicaine, pour voir un sélectionneur renvoyer un joueur au pays et remettre son équipe sur le bon chemin : c'était GuyThys avec RenéVandereycken... PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL DEVOS - PHOTOS IMAGEGLOBE