Club-Standard, choc des malades

Le Standard va à Bruges dimanche : des Liégeois qui ne savent plus gagner défient des Brugeois qui continuent à alterner le bon et le mauvais. Ces équipes sont incapables de digérer un match européen, Anderlecht a le même problème. Fatigue physique ? Je n'y crois pas. L'excuse est trop facile, il faut la zapper. On n'est que fin février, il doit encore y avoir de l'essence dans les moteurs. A l'étranger, je vois des clubs qui font des étincelles en Coupe d'Europe puis remettent directement la sauce en championnat. Chez nos joueurs, le souci semble être plutôt mental mais j'ai du mal à comprendre. C'est compliqué de progresser au niveau international quand la tête n'est pas prête à suivre. Les grands se traînent péniblement vers les play-offs.
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Le Standard va à Bruges dimanche : des Liégeois qui ne savent plus gagner défient des Brugeois qui continuent à alterner le bon et le mauvais. Ces équipes sont incapables de digérer un match européen, Anderlecht a le même problème. Fatigue physique ? Je n'y crois pas. L'excuse est trop facile, il faut la zapper. On n'est que fin février, il doit encore y avoir de l'essence dans les moteurs. A l'étranger, je vois des clubs qui font des étincelles en Coupe d'Europe puis remettent directement la sauce en championnat. Chez nos joueurs, le souci semble être plutôt mental mais j'ai du mal à comprendre. C'est compliqué de progresser au niveau international quand la tête n'est pas prête à suivre. Les grands se traînent péniblement vers les play-offs. Christoph Daum a raté sa conférence de presse après la gifle à Genk. Depuis qu'il est à Bruges, ça ne pétille pas dans le jeu. Souvent, les résultats bruts masquent cette lacune. Mais quand le score est défavorable, on est obligé de dire qu'il n'y a strictement rien de bon à retenir. Et le coach va beaucoup trop loin dans ses analyses. Sa relation avec les joueurs n'est pas bonne, pas harmonieuse, pas saine, pas intense. Ils n'en disent pas grand-chose car ils ont très peur de lui. Un coach ne doit pas être l'ami de ses joueurs mais il faut un certain lien qui n'existe pas à Bruges. Il a démoli ses hommes, dimanche. Il a dit que leur match avait été indigne, qu'ils n'étaient nulle part, que les jeunes n'étaient pas assez costauds dans la tête, que la défense avait été nulle. En plus d'être négatif, il était à la limite de l'agressivité. Il doit se calmer. Courtrai reçoit Genk samedi et doit faire un truc pour garder une chance d'aller aux play-offs 1. Une défaite et ce serait la fin des illusions. Ce serait dommage car cette équipe mérite d'avoir une cerise sur son gâteau, ne fût-ce que pour son jeu toujours positif avec des moyens limités. La claque prise contre Lokeren risque de faire mal. En cas d'échec dans la course aux PO puis de défaite en finale de la Coupe, le résumé de la saison courtraisienne serait triste et l'équipe ne mérite pas ça. Mario Been a osé faire des choix qui peuvent blesser. Il a laissé Daniel Tözser sur le banc contre Bruges, il a mis Fabien Camus et Khaleem Hyland dans l'entrejeu et ça a marché. Kevin De Bruyne a montré qu'il était revenu à de meilleurs sentiments par rapport à ses coéquipiers, il a pris ses responsabilités. Ce n'est pas si fréquent que des gamins arrivent à changer complètement leur fusil d'épaule en quelques jours, qu'ils acceptent de ne pas s'obstiner dans un comportement négatif. Et l'homme du moment à Genk, c'est ChristianBenteke. Il montre que quand on lui fait vraiment confiance, il sait faire mal, même avec un club qui a un nom. Je ne suis pas surpris que Dennis van Wijk ait décidé de claquer la porte de Mons. En faisant traîner sa prolongation, la direction lui a montré qu'elle n'avait tout à fait confiance en lui. Le timing de son annonce m'étonne, mais pour lui, il fallait que ça sorte, qu'on mette fin aux incertitudes, au manque de clarté. J'ai entendu que la relation entre van Wijk et ses patrons n'était plus bonne, mais aussi que le lien entre le coach et une partie du groupe était cassé. Les joueurs qui sont sous contrat avec Mogi Bayat, dans lesquels il y a pas mal de mécontents, auraient joué un rôle majeur dans la détérioration de l'ambiance dans le vestiaire. J'imagine maintenant qu'il va y avoir des discussions animées entre la direction et van Wijk pour régler les modalités financières de son départ. C'est bien triste après tout ce qu'il a fait à Mons depuis un an. Quand il y a des problèmes dans le Hainaut, un Bayat peut en cacher un autre. L'influence de Mogi à Mons pose question pendant que son oncle continue à faire n'importe quoi à Charleroi. Ce gars-là, je n'ai jamais su le suivre. Il a déjà eu plus de 20 entraîneurs, aucun n'était apparemment valable, Tibor Balog a suivi le même chemin que les autres. Qu' Abbas mette une bonne fois son training et donne les entraînements. Etre aussi intelligent dans les affaires et aussi médiocre dans le foot, c'est incompréhensible. Quand on ne se qualifie pas pour les tournois, on se retrouve avec huit ou neuf mois sans matches à enjeu et il faut programmer quelques rendez-vous. Mais je m'interroge sur l'utilité d'un déplacement amical en Grèce à une période où tellement de joueurs semblent en avoir assez. C'est bien de se retrouver pour entretenir l'ambiance mais je suis persuadé qu'on ne pourra tirer aucune conclusion valable du match de ce mercredi. Romelu Lukaku continue à ne pas en toucher une à Chelsea mais il garde la confiance de Georges Leekens. J'imagine qu'on ne va quand même pas oser le titulariser en équipe nationale ? Ce serait incompréhensible. A côté de cela, je m'interroge sur l'obstination du coach à ne pas reprendre Sébastien Pocognoli. S'il n'est pas dans le noyau maintenant, il n'y sera jamais. Il continue peut-être à payer pour des événements du passé. Pour moi, sa non-sélection n'a que des raisons extra-sportives. Même Derrick Tshimanga aurait pu être repris. Dans un groupe où il n'y a pas un seul arrière gauche spécifique, c'est étonnant. Ryan Giggs qui offre la victoire in extremis à Manchester contre Norwich pour son 900e match, c'est une histoire magnifique. Ce type est phénoménal. Comme la talonnade de Cristiano Ronaldo contre Vallecano : combien de footballeurs ont déjà marqué de cette façon depuis le point de penalty ? Quant au coup franc de Lionel Messi contre l'Atlético et Thibaut Courtois... Cette phase résume une partie du personnage : intelligence, vista, vitesse, technique de frappe. L'Inter poursuit sa dégringolade. Ça a commencé quand José Mourinho est parti, ça ne s'est jamais arrêté. Cette équipe est out, il faut tout refaire, tout changer. PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE