Le football écossais au bord du gouffre

Rien ne va plus pour les Glasgow Rangers qui flirtent avec une faillite retentissante qui, en plus de ce que cela signifierait pour ce club mythique, coûterait très cher à un football écossais malade. L'ardoise des Rangers est terrible : une dette de plus de 50 millions d'euros, des amendes du même montant au moins, une pénalité qui les prive de 10 points en championnat, etc. On imagine l'impact pour l'élite écossaise où tout tourne finalement autour de deux clubs : les Rangers et le Celtic. Au fil de la réforme du championnat, on a multiplié, et donc banalisé, les chocs entre ces deux clubs pour plaire aux sponsors.
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Rien ne va plus pour les Glasgow Rangers qui flirtent avec une faillite retentissante qui, en plus de ce que cela signifierait pour ce club mythique, coûterait très cher à un football écossais malade. L'ardoise des Rangers est terrible : une dette de plus de 50 millions d'euros, des amendes du même montant au moins, une pénalité qui les prive de 10 points en championnat, etc. On imagine l'impact pour l'élite écossaise où tout tourne finalement autour de deux clubs : les Rangers et le Celtic. Au fil de la réforme du championnat, on a multiplié, et donc banalisé, les chocs entre ces deux clubs pour plaire aux sponsors. Et, au bout du compte, il y a moins de spectateurs, sans cesse plus de dépenses pour relancer la mécanique. Ces folies budgétaires n'ont pas requinqué les Rangers alors que le football écossais, autrefois si brillant, se désincarne, n'existe plus sur la scène internationale alors que ses meilleurs joueurs sont happés par la Premier League. On le savait : le football ne pouvait pas échapper à l'énorme crise financière qui secoue le monde. Les soucis des Rangers constituent un avertissement pour les plus grands clubs qui possèdent des comptabilités malsaines. Il est temps que tous respectent le fair-play financier et n'imposent plus une concurrence déloyale aux clubs bien gérés. Je croyais avoir eu ma dose de football avant de suivre Barça-Valence. J'ai été épaté par un Lionel Messi stratosphérique. Je suis resté cloué dans mon fauteuil devant cette classe, cette simplicité, cette beauté, ces passes, cette intelligence, ces buts. A voir pour ceux qui n'étaient pas devant la télé et à revoir pour tout le monde. Certains se plaignent parce qu'ils jouent trop. Messi, lui, il joue tout le temps au plus haut niveau. Et il est heureux. Moi aussi quand je vois un tel spectacle. La reprise continentale a été délicate pour les trois géants du football belge. Ils ont pu mesurer que l'Europe, c'est autre chose que la D1. Tout le monde mesurait que le voyage d'Anderlecht à AZ Alkmaar ne constituerait pas une promenade de santé. AZ a proposé une équipé soudée, un jeu technique avec une imbrication harmonieuse de toutes les ligne, un désir de s'exprimer tout aussi bien en largeur qu'en profondeur. La différence par rapport aux Belges sautait aux yeux. AZ fonctionnait comme un seul homme. Avec des lignes plus distantes les unes des autres, Anderlecht a peut-être cru que la patience et sa division offensive feraient la différence. A ce niveau-là, il faut plus : plus de talent, plus de jeu, plus d'harmonie. La seule bonne nouvelle : le score (1-0). AZ est nettement moins à l'aise à l'extérieur que dans son stade mais je me méfie de son milieu de terrain. Il faudra que Lucas Biglia et ses camarades gagnent cette bataille pour arracher la qualification. Ce ne sera pas facile. Les Liégeois auraient dû se mettre à l'abri à la fin de ce voyage au Wisla Cracovie. A 0-1 et à 11 contre 10, le Standard avait une heure devant lui pour s'offrir une assurance-qualification. Le Wisla a, au contraire, dominé les événements et égalisé. Malgré cela, je suis persuadé que le Standard détient le plus de chances de qualification européenne des clubs belges. Son public le poussera à se dépasser pour rendre hommage à Guy Namurois, son préparateur physique. Le Club Bruges n'a pas mal géré son voyage à Hanovre (2-1) mais je me méfie des Allemands qui ne viendront pas en Belgique avec l'intention de se masser devant leur gardien. Les Liégeois ont souffert au stade Arc-en-ciel. Avant cela, à la fin du match à Cracovie, José Riga avait évoqué la fatigue et le nombre élevé de rencontres déjà disputées par son équipe. Cette explication ne tiendrait pas la route pour Anderlecht et le Club Bruges. Les joueurs de ces deux clubs ont assez de métier pour aborder mentalement, et avec la fraîcheur physique nécessaire, toute une litanie de rencontres. Je ne suis pas certain que ce soit le cas pour le Standard. Ce club est en pleine phase de reconstruction. Sclessin mise sur la jeunesse qui n'a, forcément, pas encore l'habitude des rendez-vous européens et on peut en dire autant pour des renforts comme William Vainqueur, Serge Gkapé ou Yoni Buyens entre autres. Si le Standard a courbé l'échine à Zulte Waregem, c'est dû aussi aux mérites de FranckyDury. On ne cesse de répéter qu'il a remis les vieilles recettes au goût du jour au Gaverbeek. Il faut bien le dire : ce club, c'est chez lui et le stade Arc-en-Ciel lui va comme un gant. Dury était moins à l'aise chez les Buffalos. Plus récemment, je ne dis pas qu'il a bien fait de quitter son poste de directeur technique de l'Union belge mais Zulte Waregem est sa tasse de thé. Et cela n'a rien de péjoratif. Hein Vanhaezebrouck a tenté sa chance à Genk et cela ne lui convenait pas non plus. Il est revenu à Courtrai qui ne cesse de progresser avec lui. Le Club Bruges avance mais a payé cher son succès contre Courtrai. Stenman a été victime d'une rupture du tendon d'Achille. C'est une catastrophe car l'arrière gauche avait contribué à stabiliser le secteur défensif qui posait des problèmes. Le Suédois y apporté son sérieux, son dynamisme, son désir de porter le danger dans le camp adverse. Bruges a désormais un problème car il faudra remplacer un homme qui, de plus, avait révélé des qualités humaines positives. Tout le monde a son explication et personne n'assume le poids d'une erreur. Le joueur se plaignait de son tendon d'Achille avant le match mais tenait à prendre part à la rencontre. Christoph Daum a relevé l'état lamentable du terrain. Pour lui, il ne faut pas chercher ailleurs : cette pelouse est à la base de cette catastrophe. Je relève quand même que Stenman a reçu une infiltration en vue de ce match. Dans ces conditions, c'est bien le médecin de Bruges, Kristof Sas, qui l'a déclaré bon pour le service. Le docteur a toujours le dernier mot, même quand le footballeur veut jouer à tout prix. Stenman relevait de blessure et la prudence s'imposait. Cette fois, il sera absent un an ; son retour sera long et laissera des traces.