1. Redknapp doit remplacer Capello !

Le départ de Fabio Capello m'a surpris. Surtout le moment car à trois mois de l'Euro, le timing est mauvais pour l'Angleterre. Et malgré le pourcentage élevé de victoires (66,7 % : le meilleur pour un sélectionneur d'Angleterre), ce ne fut pas un bon mariage. La Coupe du Monde fut vraiment effroyable. Capello ne s'est jamais imprégné de la culture, il parlait très mal la langue et son salaire a fait débat. Il n'a jamais su toucher ses joueurs. Je pense qu' Harry Redknapp constituerait le remplaçant idéal. Il est Anglais, est très populaire auprès des fans et des joueurs. Et il sait motiver ces derniers. Partout où il est passé, il a effectué du bon boulot et a mis tout le monde à l'aise. Mais Tottenham peut espérer une place en CL et ce ne sera pas facile de l'attirer.
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Le départ de Fabio Capello m'a surpris. Surtout le moment car à trois mois de l'Euro, le timing est mauvais pour l'Angleterre. Et malgré le pourcentage élevé de victoires (66,7 % : le meilleur pour un sélectionneur d'Angleterre), ce ne fut pas un bon mariage. La Coupe du Monde fut vraiment effroyable. Capello ne s'est jamais imprégné de la culture, il parlait très mal la langue et son salaire a fait débat. Il n'a jamais su toucher ses joueurs. Je pense qu' Harry Redknapp constituerait le remplaçant idéal. Il est Anglais, est très populaire auprès des fans et des joueurs. Et il sait motiver ces derniers. Partout où il est passé, il a effectué du bon boulot et a mis tout le monde à l'aise. Mais Tottenham peut espérer une place en CL et ce ne sera pas facile de l'attirer. Cette affaire risque de coûter de l'énergie à l'équipe nationale et cela augure peut-être un nouveau tournoi catastrophique. Même si l'Angleterre n'est pas au même niveau que l'Espagne, les Pays-Bas ou l'Allemagne, on est en droit d'attendre un meilleur Euro que ce qu'elle a montré en Afrique du Sud. Il va falloir trouver un bon équilibre entre les joueurs d'expérience et les jeunes. Et surtout, il va falloir les motiver autrement ! Le retour de Thierry Henry est digne d'un scénario de film ! Marquer trois buts (dont deux décisifs contre Leeds et Sunderland), est tout simplement extraordinaire. Titi est une vraie légende vivante. D'un autre côté, c'est également inquiétant pour Arsenal d'avoir besoin d'un retraité pour faire la différence ! Même si Maarten Martens est actuellement dans la forme de sa vie (avec encore deux buts ce week-end), je pense qu'Anderlecht doit être vu comme favori dans son match d'Europa League face à l'AZ. On l'a encore remarqué lors du Clasico, Anderlecht sait marquer n'importe où. L'AZ va développer un jeu typiquement hollandais avec une domination très haute et une volonté de garder le ballon. Mais Anderlecht est très fort en contre-attaque et a donc les armes pour soutenir largement la comparaison. Pour moi, les Mauves doivent aller à Alkmaar avec la volonté de marquer au moins un but. Le Standard m'a bien plu contre Anderlecht. On voit que José Riga continue à faire du bon boulot. Pourtant, il ne manquait pas de problèmes avec la blessure de Jelle Van Damme et les suspensions de Felipe et William Vainqueur mais il a su trouver les solutions en donnant sa chance à Birkir Bjarnasson qui, avec Yoni Buyens, a mis sous l'éteignoir l'entrejeu anderlechtois. Gohi Bi Cyriac a également fait une grosse rencontre. La vivacité de l'attaque liégeoise a posé de gros problèmes à la charnière centrale Cheikhou Kouyaté-Roland Juhasz. Ils ont juste manqué d'expérience et de fraîcheur en deuxième mi-temps. Je pense que face au Wisla Cracovie, ce sera du 50-50 car je ne connais pas bien les spécificités des Polonais. Par contre, les Liégeois partent avec un avantage : ils ont du rythme dans les jambes contrairement aux Polonais qui sortent d'une longue trêve. Or, le premier match après une trêve est toujours délicat. La manière n'est pas encore celle d'une équipe de haut niveau. Le Club est plus efficace que sous Adrie Koster mais cela reste insuffisant. Christoph Daum a une autre vision du foot : pour lui, le score prime sur la manière. Tant que les résultats suivent, on ne peut rien lui reprocher mais je trouve que le Club joue comme un underdog. Il empêche d'abord l'adversaire de jouer avant de penser à poser son propre jeu. Il n'a pas l'intention de dominer l'adversaire et ne montre pas une puissance collective. Ce qui frappe, ce sont des éclairs de vista de Victor Vazquez ou les dribbles de Lior Refaelov. On voit aussi que Jordi Figueras et Fredrik Stenman apportent une stabilité défensive : ils sont sobres mais efficaces. Physiquement, ils connaissent leur boulot. Contre Hanovre, je pense que Bruges a 40 % de chances de passer. On a vu contre le Standard que cette équipe allemande n'avait pas le niveau de la Ligue des Champions et que c'était faisable mais il va falloir produire du jeu. Ce serait exceptionnel de compter trois équipes en huitièmes de finale mais c'est réalisable. Ce qu'a réalisé Courtrai est phénoménal. C'est la première fois de son histoire que cette équipe atteint la finale de la Coupe. D'autant plus exceptionnel que cette formation peut également rêver des play-offs 1 ! Un bel hommage pour Jean-Marc Degryse, l'homme fort du club, décédé en janvier. Courtrai récolte les fruits du travail d' Hein Vanhaezebrouck, qui devient un peu le Dury de Courtrai. Il y a trouvé un club où il peut travailler et imposer ses idées. Il connaît la mentalité et il a apporté aux joueurs de la confiance. Chacun connaît sa tâche défensive et offensive. De plus, le KV a toujours su pallier les départs en basant sa politique de transferts sur l'apport de joueurs revanchards et sur les jeunes. Le tout en développant un jeu offensif ! C'est triste de voir les champions minés par des conflits sur et en dehors du terrain. K evin De Bruyne qui critique ses coéquipiers, d'autres qui en veulent à l'entraîneur. Bref, avec le recul, on comprend mieux la décision de Frankie Vercauteren de partir. En refusant de serrer la main de Patrice Evra, Luis Suarez s'est sans doute privé de ses derniers partisans. Il avait huit semaines pour réfléchir. Ce n'est donc pas un réflexe mais un geste délibéré qui va à l'encontre de l'étiquette britannique. Suarez va être critiqué par toute l'opinion publique. Même son entraîneur commence à manquer de patience. Pourtant, Kenny Dalglish est conscient qu'il a besoin de l'Uruguayen pour gagner une des deux Coupes.