Jeudi dernier, Marc Brys du Germinal Beerschot aura donc été le premier coach de notre élite à être renvoyé à ses chères études. Un limogeage étonnant car, dans un passé récent, l'Anversois avait été appelé à s'asseoir à la table des négociations, au Kiel, afin d'évoquer une prolongation de son bail. On se souviendra qu'il y a quelques mois à peine, alors que les Coalisés étaient en pleine tourmente, la direction du club avait déjà étonné tout son monde en faisant rempiler, pour une campagne supplémentaire, son entraîneur, alors que la plupart des observateurs s'attendaient à ce qu'il passe à la trappe, comme c'eût été le cas quasi partout ailleurs. A l'époque, le mentor des Mauves avait remercié ses dirigeants de la meilleure manière, en opérant à la fois une belle remonte au classement et, surt...

Jeudi dernier, Marc Brys du Germinal Beerschot aura donc été le premier coach de notre élite à être renvoyé à ses chères études. Un limogeage étonnant car, dans un passé récent, l'Anversois avait été appelé à s'asseoir à la table des négociations, au Kiel, afin d'évoquer une prolongation de son bail. On se souviendra qu'il y a quelques mois à peine, alors que les Coalisés étaient en pleine tourmente, la direction du club avait déjà étonné tout son monde en faisant rempiler, pour une campagne supplémentaire, son entraîneur, alors que la plupart des observateurs s'attendaient à ce qu'il passe à la trappe, comme c'eût été le cas quasi partout ailleurs. A l'époque, le mentor des Mauves avait remercié ses dirigeants de la meilleure manière, en opérant à la fois une belle remonte au classement et, surtout, en offrant aux banlieusards de la Métropole le premier trophée de leur jeune histoire : la Coupe de Belgique. Cette fois, en dépit de résultats tout aussi mièvres, Marc Brys n'a pas eu l'occasion de se racheter. La sévère défaite des siens au Cercle a scellé son sort de façon définitive. Quelque chose nous dit pourtant que si l'homme avait pu continuer son £uvre, les résultats auraient subi tôt ou tard une courbe ascendante. Le malheur a voulu pour lui qu'il ait dû composer au cours du premier quart de la compétition avec un effectif dépourvu de véritables goal-getters. Jurgen Cavens s'est davantage signalé à l'infirmerie que sur les terrains et Tosin Dosunmu figure lui aussi parmi les éclopés. Sans division offensive digne de ce nom, il est évidemment difficile de nourrir les plus hautes ambitions. Marc Brys l'a parfaitement compris qui, pour donner la réplique à l'OM, avait tout bonnement choisi de jouer le 0-0 à domicile. Ce jeudi, lors du retour l'homme entendait ni plus ni moins faire de même, tout en inscrivant quelques séances de tirs au but au programme. Car le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'il avait toujours de la suite dans les idées. Même si, ce coup-ci, il ne les appliquera plus puisqu'il a dû céder le témoin, contraint et forcé, à Jos Daerden. Pour le Limbourgeois, les saisons se suivent et se ressemblent. En cours d'exercice passé, lorsqu'il fut appelé au chevet de Mons en remplacement de SergioBrio, sa première tâche fut d'affronter Genk, où il avait officié, auparavant, comme adjoint de Sef Vergoossen. Ce coup-ci, en guise d'entrée en matière, c'est le Standard qui s'est dressé sur sa route. Un club qui, lui aussi, occupe toujours une place à part dans son c£ur puisqu'il y a été joueur et entraîneur. Avec de meilleures réminiscences de sa période active à Sclessin puisqu'en 1983, il fut partie prenante dans le dernier titre de champion conquis par les principautaires. A présent, plus de 20 ans après, les Rouches se remettent à rêver. A raison, selon nous, car beaucoup d'éléments plaident en leur faveur. Les chiffres d'abord, puisqu'il faut remonter à plus de 30 ans pour retrouver trace d'un même départ en trombe. La manière aussi car le Standard, conquérant, s'appuie à la fois sur un jeu solide et des individualités marquantes. A la faveur du premier sommet de la saison, face au FC Bruges, le contraste était grand, en tout cas, entre une formation locale virevoltante et percutante à souhait et des Bleu et Noir amorphes. Il y a un an, ceux-ci avaient fait joujou avec les Liégeois, dans leur antre, en s'imposant 1-4. Cette fois, les mêmes étaient complètement méconnaissables. Il est vrai qu'autour d'eux, il n'y avait pas de quoi s'esbaudir devant la qualité du football dispensé. Trop de joueurs sont à la recherche de leurs meilleures sensations chez les champions. A commencer par les nouveaux venus Ivan Leko, Sven Vermant et Grégory Dufer. Sans compter que le Club, havre de paix depuis des années, est en proie aussi à des remous internes comme en attestent les grognes récentes de Bosko Balaban et de Tomislav Butina. Pour les Rouches, privés des plus belles récompenses européennes ces dernières années, il y a manifestement un bon coup à jouer concernant la deuxième place. Ou même la première, carrément. par Bruno GoversLE STANDARD, CONQUÉRANT, s'appuie à la fois sur un jeu solide et des individualités marquantes