C'est 25 ans d'amour, de passion éteinte, de haut et de bas... ?

De passion...même pas éteinte ! Ce sont les personnes extérieures au métier qui me demandent si je n'en ai pas marre. Or, chaque match a son histoire. On ne sait jamais laquelle on va vivre. Il y a des routines mais il y a pire dans la vie que de commenter un match le dimanche. La saison semble parfois longue avec les play-offs, mais c'est plus difficile à la fin de l'année civile, quand le froid s'installe. Les play-offs ont eu le mérite d'instaurer du suspense.

Le refrain est connu : quand on vieillit, on balance des phrases du style " c'était mieux avant ! "

Les conditions de travail ont changé. Quand j'ai commencé, nous étions libres d'interviewer qui on voulait, il n'y avait pas d'attaché de presse pour imposer un joueur ou de zone mixte. Le match fini, on descendait dans le vestiaire et il m'arrivait de remonter dans la tribune de presse vers 22h05 pour diffuser les interviews. Par contre, j'ai apprécié l'évolution technologique : avant, pas de GPS et de GSM ! Chaque semaine, je prenais la route avec mes cartes en direction de stades inconnus, parfois situés dans des coins paumés. Il m'arrivait de m'arrêter dans un café pour demander mon chemin. Je me souviens d'un Zwaarte Leuw-FC Liège dans un décor de road-movie, avec un carrefour au milieu des champs et un chemin menant à un petit stade à peine éclairé au loin. Quand j'arrivais au stade, je n'avais qu'un souhait : que Belgacom soit venu installer la ligne de téléphone. En D1, les lignes étaient permanentes mais pas dans les divisions inférieures, où il fallait faire la demande. S'il y avait un problème, on devait se rendre au secrétariat, passer un appel à la radio et attendre que l'antenne se libère. Et pendant ce temps-là, le match continuait...

Quand j'ai commencé, il n'y avait pas de GPS ou de GSM ! " Manuel Jous

Jamais eu envie d'être infidèle au foot belge et à la radio ?

Non, car j'ai de l'affection pour la Pro League et c'est aussi agréable de commenter des matches de Coupe d'Europe et de l'équipe nationale ou de participer à un Mondial. Si j'ai cette chance, c'est aussi parce que je me farcis des Lokeren-Charleroi sous une pluie pourrie à la fin du mois de novembre (il rit). La radio reste à mes yeux le média le plus vivant. Tes mots font naître des images dans la tête des auditeurs. Ton intervention ne se superpose pas à un message qui existe déjà et qui peut se comprendre sans commentaire. La radio n'est pas appelée à disparaître de sitôt. C'est un média moderne, qui renouvelle ses auditeurs.

C'est 25 ans d'amour, de passion éteinte, de haut et de bas... ? De passion...même pas éteinte ! Ce sont les personnes extérieures au métier qui me demandent si je n'en ai pas marre. Or, chaque match a son histoire. On ne sait jamais laquelle on va vivre. Il y a des routines mais il y a pire dans la vie que de commenter un match le dimanche. La saison semble parfois longue avec les play-offs, mais c'est plus difficile à la fin de l'année civile, quand le froid s'installe. Les play-offs ont eu le mérite d'instaurer du suspense. Le refrain est connu : quand on vieillit, on balance des phrases du style " c'était mieux avant ! " Les conditions de travail ont changé. Quand j'ai commencé, nous étions libres d'interviewer qui on voulait, il n'y avait pas d'attaché de presse pour imposer un joueur ou de zone mixte. Le match fini, on descendait dans le vestiaire et il m'arrivait de remonter dans la tribune de presse vers 22h05 pour diffuser les interviews. Par contre, j'ai apprécié l'évolution technologique : avant, pas de GPS et de GSM ! Chaque semaine, je prenais la route avec mes cartes en direction de stades inconnus, parfois situés dans des coins paumés. Il m'arrivait de m'arrêter dans un café pour demander mon chemin. Je me souviens d'un Zwaarte Leuw-FC Liège dans un décor de road-movie, avec un carrefour au milieu des champs et un chemin menant à un petit stade à peine éclairé au loin. Quand j'arrivais au stade, je n'avais qu'un souhait : que Belgacom soit venu installer la ligne de téléphone. En D1, les lignes étaient permanentes mais pas dans les divisions inférieures, où il fallait faire la demande. S'il y avait un problème, on devait se rendre au secrétariat, passer un appel à la radio et attendre que l'antenne se libère. Et pendant ce temps-là, le match continuait... Jamais eu envie d'être infidèle au foot belge et à la radio ? Non, car j'ai de l'affection pour la Pro League et c'est aussi agréable de commenter des matches de Coupe d'Europe et de l'équipe nationale ou de participer à un Mondial. Si j'ai cette chance, c'est aussi parce que je me farcis des Lokeren-Charleroi sous une pluie pourrie à la fin du mois de novembre (il rit). La radio reste à mes yeux le média le plus vivant. Tes mots font naître des images dans la tête des auditeurs. Ton intervention ne se superpose pas à un message qui existe déjà et qui peut se comprendre sans commentaire. La radio n'est pas appelée à disparaître de sitôt. C'est un média moderne, qui renouvelle ses auditeurs.