L'ancien Standardman a décroché le premier trophée de sa carrière, dimanche passé. Il est devenu champion de Roumanie avec le Rapid Bucarest. Une délivrance en forme de revanche pour ce joueur dont la carrière fut surtout marquée par les pépins physiques depuis plusieurs années.
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L'ancien Standardman a décroché le premier trophée de sa carrière, dimanche passé. Il est devenu champion de Roumanie avec le Rapid Bucarest. Une délivrance en forme de revanche pour ce joueur dont la carrière fut surtout marquée par les pépins physiques depuis plusieurs années. Manu Godfroid : Notre deuxième tour a été un peu moins facile que le premier et nous avons vu le Steaua se rapprocher comme un bolide, mais sur l'ensemble de la saison, on peut dire que le Rapid a survolé le championnat. Notre baisse de régime ne s'explique pas par une diminution de la qualité de notre jeu mais surtout par un gros manque de réussite et une baisse de la productivité de nos attaquants. Nous avons continué à avoir pas mal d'occasions, comme durant la première partie de la saison, mais ça ne voulait plus rentrer dans certains matches. Au premier tour, deux occasions nous suffisaient parfois pour gagner, alors que depuis le mois de janvier, il nous est arrivé de nous présenter très régulièrement devant le but adverse mais de ne pas prendre de points. Effectivement, j'ai marqué l'un ou l'autre but important. J'en suis à six depuis le début du championnat. Pas mal pour un médian. C'est vrai que cette réalité-là me fait autant plaisir que le titre. Je n'ai raté que quatre matches sur l'ensemble de la saison, dont un à cause d'un abus de cartes jaunes. Deux petites contractures en un an, c'est fantastique quand on s'est habitué à ne fréquenter que l'infirmerie et les hôpitaux. Aujourd'hui, je suis complètement adapté. Et apprécié. Il y a quelques jours, le coach du Dinamo a dit, dans une émission de TV, que j'étais le renfort qu'il rêvait d'avoir dans son équipe, et que j'étais un exemple pour les jeunes. Ce sont des compliments qui vont droit au c£ur. Je négocie actuellement avec mon entraîneur, Mircea Rednic, pour une prolongation de mon contrat. Mais la direction ne m'a encore rien proposé et cela me tracasse un peu. Mon souhait, en tout cas, est de rester ici. Ce club va disputer les tours préliminaires de la Ligue des Champions et c'est enthousiasmant. Je me verrais bien prolonger de deux ans mon expérience à l'étranger. J'ai 30 ans, c'est le bel âge pour vivre ce que je vis. Mais bon, c'est clair que la Belgique me manque et je n'exclus rien. Si une bonne proposition belge m'arrive demain, je réfléchirai quand même. C'est vrai qu'on en parle très peu dans les grands pays du foot. Mais bon, il y a quand même une équipe de la RTBF qui s'est déplacée ici le week-end dernier (il rit). On peut donc quand même parler d'une certaine couverture médiatique. (P. Danvoye)Nicolas Ribaudo