L'ancien Standardman n'avait plus de travail en Belgique. Au Standard, il fut souvent blessé et ne put s'y faire une place au soleil. Manu Godfroid fut cité notamment à La Louvière mais il y eut des doutes à propos de ses blessures à répétition. Il était temps de changer d'horizon afin de relancer sa carrière sportive.
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L'ancien Standardman n'avait plus de travail en Belgique. Au Standard, il fut souvent blessé et ne put s'y faire une place au soleil. Manu Godfroid fut cité notamment à La Louvière mais il y eut des doutes à propos de ses blessures à répétition. Il était temps de changer d'horizon afin de relancer sa carrière sportive. Manu Godfroid: Quand je me suis rendu compte que ce serait difficile en Belgique, je me suis confié à Freddy Luyckx qui, dans le temps, m'avait d'ailleurs transféré de Liège à l'Antwerp. Un peu plus tard, il me parla de son contact avec Mircea Rednic. L'ancien joueur international roumain du Standard était devenu entraîneur du Rapid Bucarest et cherchait un gaucher afin d'équilibrer sa ligne médiane. Je me suis tout de suite dit que cela pouvait être certes différent mais surtout intéressant. Je me suis rendu au Rapid avant de signer un contrat d'un an avec une option pour un autre séjour de deux ans. N'avait-on pas aussi parlé de Philippe Lenglois et de Frédéric Pierre au Rapid Bucarest? En effet mais je ne connais pas la nature des contacts entre le Trudonnaire et le Rapid. Pierre n'avait probablement pas envie de venir en Roumanie. Moi, je ne regrette rien, bien au contraire, et cela m'a permis de retrouver la confiance et mon football. Financièrement, cela vaut la Belgique. De plus, le Rapid est un club bien organisé qui dispose de bonnes installations, un complexe d'entraînement pourvu d'un hôtel avec des chambres pour les joueurs quand ils se reposent entre deux entraînements ou pour une mise au vert. Je suis le seul joueur belge du Rapid, bien sûr, mais un Brésilien de Gand a joué ici: Nivaldo. Nous occupons la première place en championnat et ce groupe est tout à fait capable de réussir un joli coup. La D1 compte 16 clubs dont cinq sont situés dans la capitale, c'est dire si les derbies sont importants. J'en profite, je prends du plaisir et, quelque part, c'est vrai, c'est une revanche par rapport aux années de galère et de malchance que j'ai vécues dans mon pays où plus personne ne croyait en moi. Le football très technique prôné en Roumanie me convient bien. Je n'ai raté que trois matches depuis le début de la saison et j'ai eu le bonheur de jouer en Coupe d'Europe de l'UEFA. Nous avons éliminé les Slovènes de Nova Gorica au tour préliminaire. J'ai marqué un but en Slovénie. Au premier tour, nous avions arraché un bon nul à Vitesse Arnhem (1-1) avant de nous faire cueillir chez nous par un goal de Bob Peeters. J'étais hélas blessé pour ce retour. (P.Bilic) REPORTERS/JOHN THYS