Deux clubs espagnols et deux allemands en demi-finales de la Ligue des Champions : c'est la preuve de la suprématie de ces championnats ?

Non. Ce sont quatre grands clubs qu'on retrouve régulièrement à ce stade de la compétition. Pour moi, cela ne veut rien dire. Il y a quand même un grand absent : Manchester United.
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Non. Ce sont quatre grands clubs qu'on retrouve régulièrement à ce stade de la compétition. Pour moi, cela ne veut rien dire. Il y a quand même un grand absent : Manchester United. Dortmund pour ses deux confrontations contre le Real. Je retiens aussi le match du Bayern contre Arsenal. Pas besoin d'évoquer Barcelone. J'ai été agréablement surpris par Malaga qui a offert de grands moments de foot. Cette équipe s'est basée sur des laissés-pour-compte, une série de joueurs que plus personne ne voulait. Elle a atteint son apogée. L'AC Milan en phase de groupes ainsi que Manchester City. Anderlecht a aussi déçu en terminant dernier de son groupe. Rien ! Ce sont toujours les mêmes systèmes de jeu, même si Manchester ne joue pas de la même façon que Barcelone. La Juventus a un peu surpris mais Naples avait évolué de même façon la saison précédente. Oui. Je ne suis influencé par personne. Je peux parler librement, sans veiller à ne pas blesser la susceptibilité de certains clubs. Les grandes équipes et leurs dirigeants se moquent de ce que je raconte ! C'était plus difficile quand Anderlecht était dans la compétition. Aucun pour la simple et bonne raison que je ne regarde pas les autres ! En tant que T2 de la Gantoise, la majeure partie de mon temps est consacrée à l'analyse de matches pour préparer la rencontre du week-end ou pour repérer des éventuels renforts. Bien préparée. Le dimanche ou le lundi avant le match montré par Club RTL, j'ai déjà relevé les phases les plus intéressantes que je compte développer. Je me sers des résumés de matches précédents, des DVD que RTL me fournit, du matériel que j'ai chez moi,... Puis, j'en discute avec Luc Maton et Serge Vermeiren. C'est le contraire. Etre consultant, c'est très superficiel. En 30 secondes, il faut transmettre des réflexions à un amateur de foot en étant le plus clair et le plus structuré possible ! Mais je pense qu'être consultant me sert quand même à affiner mon regard. Edy De Bolle qui avait un humour bruxellois excellent. J'ai aussi ri aux larmes avec Bob Peeters, qui démarrait au quart de tour. Tout comme moi, ce sont deux personnes un peu moqueuses qui aiment plaisanter. Michel Preud'homme pour ses manies. Il surveillait tout, jusqu'aux détails extrêmes : les places au restaurant, l'ordre des plats,... Les autres étaient parfois agacés et quand Michel allait trop loin, je le lui signalais. Et encore ! Il paraît qu'il s'était calmé par rapport à l'époque où il était joueur !