La plupart des journaux annoncèrent la nomination de Manu Ferrera comme directeur sportif de l'Eendracht Alost mercredi passé. Finalement, il n'en est rien. Pourquoi?
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La plupart des journaux annoncèrent la nomination de Manu Ferrera comme directeur sportif de l'Eendracht Alost mercredi passé. Finalement, il n'en est rien. Pourquoi?Manu Ferrera : Au moment où le coach alostois, Wim De Coninck, était en tractations avec le Racing Genk, j'ai été moi-même approché par le manager Patrick De Cock ainsi que par l'un de ses associés, un certain Blijlevens, pour prendre la relève. En raison du maintien de l'entraîneur, ce projet tomba évidemment à l'eau. Mardi passé, le même bras droit reprit contact avec moi, au nom de son patron, afin de me proposer la tâche de directeur sportif du club. Au téléphone, il m'expliqua en long et en large que j'aurais en charge le recrutement ainsi que la recherche d'un club satellite en Espagne. L'idée n'était pas pour me déplaire et je lui ai dit que le job m'intéressait. J'en ai avisé immédiatement mon frère Emilio, qui annonça la nouvelle, dans la foulée, à un reporter venu l'interviewer. Celui-ci la répercuta à son tour et elle eut tôt fait d'aboutir dans les quotidiens et sur le télétexte. Le lendemain, toutefois, quand il fallut finaliser le projet, il n'était soudain plus question d'un poste de directeur sportif chez les Noir et Blanc mais chez Sportico, la société de management sportif de Patrick De Cock. La nuance était grande, évidemment, et je n'y ai donc pas donné suite. Ces offres alostoises étaient-elles les seules depuis votre retrait contraint et forcé au Sporting Charleroi?Non, j'ai eu des contacts aussi avec les clubs espagnols de Huelva et Levante. Après une certaine période de turbulences, le calme est cependant revenu là-bas et tout porte à croire qu'ils termineront la saison sans virement de bord. A défaut d'occuper une fonction dans leur organigramme, je pense m'être rendu utile en renseignant l'un ou l'autre joueur susceptible de bien se tirer d'affaire chez eux.Comme Roberto Bisconti, par exemple?Je l'ai effectivement signalé aux dirigeants de Levante et ceux-ci l'ont vu à l'oeuvre lors du récent match entre Charleroi et le Standard. A cette occasion, Jesus Bernal, le responsable du scouting, s'est dit conquis.A défaut d'assurer le coaching d'un club, une nouvelle orientation comme manager vous tenterait-elle?Si je ne trouve pas de club, cette année encore, je me dirigerai vers cette fonction-là, c'est sûr. (B.Govers)