Pourquoi aimez-vous tellement Waasland-Beveren ?

Hans de Bruyn : Je n'ai évidemment pas connu les succès du grand SK Beveren, je suis trop jeune, mais ça reste un club de tradition, qui peut compter sur un public fidèle. Personnellement, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à suivre l'équipe ivoirienne amenée par Jean-Marc Guillou il y a une dizaine d'années. Quand les Ivoiriens n'avaient pas envie de jouer, ça se voyait au premier coup d'oeil mais les autres jours, ils balayaient leurs adversaires.
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Hans de Bruyn : Je n'ai évidemment pas connu les succès du grand SK Beveren, je suis trop jeune, mais ça reste un club de tradition, qui peut compter sur un public fidèle. Personnellement, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à suivre l'équipe ivoirienne amenée par Jean-Marc Guillou il y a une dizaine d'années. Quand les Ivoiriens n'avaient pas envie de jouer, ça se voyait au premier coup d'oeil mais les autres jours, ils balayaient leurs adversaires. J'étais un fervent supporter de Romaric, qui avait un tir en boulet de canon. Pour ses prestations mais aussi parce qu'après chaque match, je le croisais à la friture. Il avait l'habitude d'avaler un énorme paquet de frites avec de la mayonnaise chaque semaine. Je ne sais pas s'il s'en souvient mais j'en ai souvent mangé en sa compagnie. En effet. En 2004-2005, quand Beveren était européen, je me suis pris de sympathie pour Alemannia Aachen, qui jouait aussi l'Europe. Comme Beveren, c'est un club de tradition, qui a connu de grands moments et qui a des supporters fidèles. Il y a pas mal de Belges parmi eux. Ils viennent évidemment plutôt du Limbourg et des cantons de l'Est. Avec quelques amis, nous essayons d'assister à huit matches par an. Nous avons même fondé un modeste club de supporters, les Ost Flämische Alemannen. Les deux premiers attributs sont superflus mais de fait, on peut comparer le vécu avec celui du Standard. Les supporters sont vraiment très chauds. Beaucoup d'entre eux sont de vrais fanatiques, ce qui vaut au club une étiquette de droite. Ça barde donc quand une équipe plutôt qualifiée de gauchiste, comme le Fortuna Düsseldorf ou le Rot-Weiss Essen, s'y rend. Le derby contre Lokeren en Coupe est d'ores et déjà le match de l'année, d'autant qu'il se joue par élimination directe. En plus, je connais des supporters des deux clubs. J'ai grandi à Lokeren mais ma famille supportait Beveren. J'ai moi-même suivi les deux clubs pendant un moment, avant que mon coeur ne penche définitivement pour Beveren. Mon grand-père et mon beau-frère sont de fanatiques supporters de Lokeren et au travail, j'en connais pas mal aussi. Si je veux passer de bonnes fêtes de fin d'année, j'ai donc tout intérêt à ce que Waasland-Beveren gagne.?PAR JENS D'HONDT - PHOTOS: IMAGEGLOBE" Le derby en Coupe contre Lokeren est le match de l'année. "