Etait-il possible de faire mieux ? C'était la question que tout le monde se posait en juillet. Et bien, oui. A mi-parcours, St-Trond a même été troisième, à une unité d'Anderlecht. Il avait marqué 45 buts, il pratiquait un football frais, rapide et même spectaculaire par moments. Si, la saison précédente, il actait en 4-4-2 avec Danny Boffin sur le flanc gauche, cette saison, Jacky Mathijssen a rapidement opté pour le 4-3-3, avec trois véritabl...

Etait-il possible de faire mieux ? C'était la question que tout le monde se posait en juillet. Et bien, oui. A mi-parcours, St-Trond a même été troisième, à une unité d'Anderlecht. Il avait marqué 45 buts, il pratiquait un football frais, rapide et même spectaculaire par moments. Si, la saison précédente, il actait en 4-4-2 avec Danny Boffin sur le flanc gauche, cette saison, Jacky Mathijssen a rapidement opté pour le 4-3-3, avec trois véritables avants, soutenus par Danny Boffin, comme celui-ci le souhaitait. L'entraîneur a accordé une large liberté à ses éléments offensifs û Boffin, Bram Vangeel, Désiré Mbonabucya et Marcos Pereira, qui en ont fait bon usage. St-Trond a marqué beaucoup de buts mais il en a parfois encaissé trop facilement. Il a réalisé quelques cartons : 5-2 (contre Beveren et le Club Brugeois) et 6-4 (contre La Gantoise). Le second tour a été plus pénible. Les quatre joueurs qui avaient fait les beaux jours du club jusque-là ont eu des problèmes. Après le Soulier d'Or, qu'il n'a pas gagné, Boffin a eu un passage à vide, Mbonabucya a péniblement retrouvé sa forme, comme toujours après les vacances ou après un match international, Vangeel s'est déchiré le ménisque et Pereira a été touché à la cheville. Compte tenu des circonstances, en conservant son occupation de terrain, l'entraîneur a opté pour plus de rigueur, les extérieurs étant moins avancés et devant converger davantage vers l'axe. Alors qu'au premier tour, les Trudonnaires semblaient jouer avec la conviction de pouvoir marquer un but de plus que leur adversaire, ils ont surtout joué pour ne pas encaisser de but. C'est donc derrière qu'il faut chercher les révélations du second tour. Claude Kalisa et surtout Nicky Hayen, en fait. Grâce à la radiation de Lommel, face auquel il avait concédé deux nuls, St-Trond a quand même terminé quatrième. Mais surtout, après 32 ans, le revoilà en finale de la Coupe, après avoir successivement éliminé Berchem, le Lierse, Anderlecht (!) et le GBA. St-Trond est la seule équipe face à laquelle Bruges n'a pu gagner cette saison : il a pris quatre points sur six face au champion. Après le nul à Bruges, Mathijssen a fait remarquer que malgré les 37 ans de Boffin, l'âge moyen de son équipe était inférieur à 23 ans et qu'à l'exception des Rwandais Mbonabucya et Kalisa, tous les joueurs étaient nés dan un rayon de 25 kilomètres autour de St-Trond. Ça aussi, c'est remarquable.