As-tu été surpris par ta sélection pour le duel face à l'Ecosse puis en Roumanie ?
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As-tu été surpris par ta sélection pour le duel face à l'Ecosse puis en Roumanie ?Bien sûr. Au départ, je pensais qu'on me faisait une blague. Dans un premier temps, j'ai même pas répondu à la personne de l'Union Belge qui m'annonçait ma convocation. Cela correspondait à une période où j'étais en pleine négociation avec le Congo. Je reste persuadé que si la fédération belge ne m'avait pas appelé, j'aurais disputé la CAN. Tu discutais avec le Congo en pensant que ton avenir chez les Diables était bouché ?Quand tu joues à Gand et que tu vois les joueurs qui composent l'équipe nationale, il faut pas se voiler la face, tu sais que ça va être très compliqué. Et j'avais envie de goûter à des matches internationaux. Même si j'ai grandi en Belgique, que j'ai regardé les Diables à la télé depuis tout petit, je suis fier de mes origines congolaises. Il était donc normal que je discute avec les dirigeants des Léopards. J'ai même disputé un match amical face à la Gambie qui m'avait un peu refroidi car le foot africain c'est totalement différent. Je sais que j'ai mis la barre très haut en choisissant la Belgique mais c'est pour moi un énorme challenge. Le simple fait que l'on m'appelle pour m'annoncer ma sélection a été le plus grand jour de ma vie professionnelle. Je m'attendais vraiment pas à ça. Que t'a dit Wilmots en t'accueillant ?Je suis arrivé vers 23 heures à l'hôtel car je revenais du Luxembourg où j'étais avec Gand. Wilmots m'attendait avec le staff. Il m'a dit qu'il me suivait depuis un petit temps, que j'étais un bon pivot capable de garder la balle, et que je méritais cette sélection. As-tu perçu ta montée au jeu face à l'Ecosse comme un cadeau ?Après le match, j'ai été trouver Wilmots pour lui dire merci. Il m'a répondu que si j'étais monté c'était dû au travail que j'avais fourni et à rien d'autre. Je pense d'ailleurs qu'au haut niveau les cadeaux sont très rares. As-tu été impressionné par la différence de rythme ?Quand tu fais deux exercices de possession de balle de huit minutes à l'entraînement des Diables, cela équivaut à une mi-temps en Jupiler League (il rit). Chez les Diables, c'est beaucoup plus intense, plus dur. Mais d'un autre côté, jouer avec de tels joueurs facilite ton jeu. Quand tu reçois un ballon de Kevin De Bruyne, il arrive dans le bon tempo, sur ton bon pied. Ta sélection chez les Diables a aussi été l'occasion de rejouer avec Vincent Kompany, avec qui tu jouais chez les jeunes d'Anderlecht.Il était très content de me voir arriver. Et il n'était pas surpris m'a-t-il dit car il suivait mes prestations. Il lui arrivait de m'envoyer des messages après un match. Manque juste Anthony (Vanden Borre) et le trio sera reformé...