LA STAR : JUNINHO

En ayant pris part aux cinq titres consécutifs de Lyon, Juninho fait partie des piliers de l'effectif rhodanien. D'autant plus que le début de l'hégémonie lyonnaise sur le championnat de France coïncide avec l'arrivée du petit prodige brésilien. Par sa vista, sa qualité de passe, il est le chef d'orchestre de cette formation mais ce sont surtout ses coups francs qui l'ont inscrit dans l'imaginaire collectif. " Quand il s'élance, on se dit que l'on n'a pas beaucoup de chance de revoir la balle, quelle que soit la distance à laquelle il botte le coup franc ", explique le gardien Lyonnais, Grégo...

En ayant pris part aux cinq titres consécutifs de Lyon, Juninho fait partie des piliers de l'effectif rhodanien. D'autant plus que le début de l'hégémonie lyonnaise sur le championnat de France coïncide avec l'arrivée du petit prodige brésilien. Par sa vista, sa qualité de passe, il est le chef d'orchestre de cette formation mais ce sont surtout ses coups francs qui l'ont inscrit dans l'imaginaire collectif. " Quand il s'élance, on se dit que l'on n'a pas beaucoup de chance de revoir la balle, quelle que soit la distance à laquelle il botte le coup franc ", explique le gardien Lyonnais, Grégory Coupet. Véritable ambassadeur de la cause brésilienne en France avec Claudio Caçapa (ils sont arrivés en même temps), il a vanté les mérites des champions de France à ses compatriotes, permettant au club de transférer Cris et Fred. Repéré par Bernard Lacombe en 2000 et après avoir dû attendre la fin des démêlés judiciaires entre Lyon et Vasco de Gama, avant de disputer sa première rencontre, Juninho est devenu au fil des ans un leader par son comportement. Exemplaire en dehors des terrains, il représente, une fois dans le match, le symbole d'une équipe conquérante. D'autant plus qu'il est souvent décisif comme ses statistiques le démontrent depuis son arrivée en France : 50 buts en Ligue 1 et 11 réalisations en Ligue des Champions. A 31 ans, Juninho arrive à la plénitude de son talent. Pour preuve, sa première participation à une phase finale de Coupe du Monde, l'été dernier en Allemagne, après avoir manqué d'un rien le sacre final de 2002. Désormais, celui qui avait commencé le football à Recife avant de rejoindre Vasco de Gama en 1995 et d'y remporter la Copa Libertadores en 1998, deux fois le championnat brésilien et la Copa Mercosur en 2000, ne tend plus que vers un seul objectif : la Ligue des Champions. Il pourra alors tout doucement se retirer après avoir fait de Lyon un grand d'Europe. " Au Brésil, on n'entendait parler que du Paris Saint-Germain et de l'Olympique de Marseille. Lyon, personne n'en avait jamais entendu parler ", expliquait-il. C'est désormais chose faite. Depuis quelques années, le schéma lyonnais bouge peu. Un 4-3-3 modulable. Avec un trident au milieu du terrain. Pourtant, les hommes changent et la philosophie de l'entraîneur aussi. Depuis un an, c'est Gérard Houllier qui préside aux destinées de l'OL. Son principal défi consistera cette saison à pallier le départ de Mahamadou Diarra qui avait parfaitement suppléé Michaël Essien. Deux hommes se disputeront sa place : Alou Diarra, arrivé de Lens, et Jérémy Toulalan, transféré de Nantes. Devant ce récupérateur, Tiago et Juninho s'imposent naturellement, par leurs qualités d'infiltration et leur bonne vision du jeu. Le quatuor défensif se compose d'une charnière formée par Sébastien Squillaci (qui remplace le capitaine Claudio Caçapa blessé) et Cris. Sur les côtés, si Eric Abidal est devenu incontournable à gauche, François Clerc, la révélation de l'année passée, et Anthony Réveillère sont en concurrence à droite. Devant, Fred a, pour le moment, la préséance sur John Carew. Dans les couloirs, on retrouve Florent Malouda, Sylvain Wiltord et Sydney Govou.