Les demi-finales de la Ligue en France ont retenu mon attention suite à la double retransmission des matches sur France Télévision. Le match du mardi m'interpellait dans un premier temps car il opposait le Stade de Reims, qui essaye de retrouver son lustre d'antan, aux Girondins de Bordeaux. Mais ce match-là m'a laissé quelque peu sur ma fin et la qualification au petit trot des Bordelais ( 1-2 ) ne méritait pas une analyse en profondeur.
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Les demi-finales de la Ligue en France ont retenu mon attention suite à la double retransmission des matches sur France Télévision. Le match du mardi m'interpellait dans un premier temps car il opposait le Stade de Reims, qui essaye de retrouver son lustre d'antan, aux Girondins de Bordeaux. Mais ce match-là m'a laissé quelque peu sur ma fin et la qualification au petit trot des Bordelais ( 1-2 ) ne méritait pas une analyse en profondeur. Par contre, le match du lendemain opposait Lyon au Mans qui représente un peu la révélation du championnat de France de Ligue 1 depuis deux saisons. Les hommes de Frédéric Hantz, sans faire de bruit, sont toujours qualifiés en Coupe de France ( ils recevaient Marseille ce week-end ), figurent à la neuvième place du championnat et affrontaient les joueurs de Gérard Houllier pour une place en finale de la Coupe de la Ligue, qualificative en cas de victoire pour la Coupe UEFA ! Les Manceaux sont montés sur le terrain avec l'intention de bousculer les champions en titre et la mise en jeu très spéciale et rarissime en est la preuve : au moment du coup d'envoi, sept joueurs se trouvent sur la ligne médiane et mettent la pression immédiatement sur la défense des Gones. Malheureusement, je pense que le ballon n'a pas été utilisé comme prévu : il fut donné trop peu profond et beaucoup trop dans l'axe. De plus, une petite passe vers l'arrière avant la passe profonde aurait permis aux coéquipiers d'avoir le temps de venir se positionner à la hauteur des défenseurs adverses. Lyon gagne 1-0 et jouera la finale contre Bordeaux le 31 mars au stade de France. Le but inscrit par Eric Abidal illustre encore une fois la grande force des Lyonnais dans la maîtrise du ballon. Il démontre également que le flanc gauche de Houllier est peut-être le plus performant en Europe et donc naturellement dans le monde entier. Le but est marqué après une séquence de plus de 15 passes mais on se contentera des six dernières pour ne pas surcharger le schéma. Après une possession de balle au niveau défensif, un long ballon vers l'avant arrive à Sydney Govou qui remet de la tête à Jérémy Toulalan qui donne à Anthony Réveillère. Celui-ci enclenche le renversement du jeu en transmettant à Tiago qui trouve Juninho. Le capitaine brésilien s'appuie sur Florent Malouda qui, en n'ayant le jeu face à lui, lance son compère du flanc gauche en profondeur. Le latéral gauche de l'équipe de France fixe Yohann Pelé et le fusille au premier piquet. A noter que les joueurs du Mans sont à 8 derrière le ballon au moment de l'assist de Malouda mais Olivier Thomas, l'arrière droit visiteur, aurait dû couvrir Abidal plutôt que de le laisser à Ismaël Bangoura, un joueur offensif. Un long ballon d'un défenseur du Mans est intercepté par Patrick Muller qui donne à Tiago qui transmet à Cris. Ce dernier trouve Malouda qui s'appuie en 1-2 sur Tiago à nouveau disponible. Grand pont du numéro 10 lyonnais sur Thomas et accélération fulgurante de Florent qui pénètre dans le rectangle, va jusqu'à la ligne de fond pour fixer la défense mancelle et centre en retrait pour Tiago qui a été jusqu'au bout de l'action. Celui-ci frappe en taclant et arrêt réflexe de Pelé. Malouda avait retrouvé son poste de prédilection de milieu gauche et il fut un véritable poison pour l'équipe adverse. Grâce à cette victoire, les joueurs du président Jean-Michel Aulas se rapprochent du premier des quatre objectifs fixés par la direction mais il faudra pour cela battre Bordeaux en finale. Le tirage de la Coupe de France a été clément avec une CFA 2 comme adversaire en 16e, le sixième titre consécutif ne devrait pas leur échapper, reste la Ligue des Champions ! par Étienne Delangre