Pourquoi êtes-vous parti de Côme, à la toute dernière minute, alors que vous aviez été l'un des artisans de la montée du club en D1?

Luis Oliveira (33 ans): Attention, ce n'est pas juste, on m'a tout simplement mis dehors. J'étais heureux de retrouver la Serie A. On m'a poussé vers la sortie. Un jour, la direction me disait que j'avais été vendu à Naples, puis à Genoa, Chievo et finalement Catane. Elle voulait se débarrasser de moi et les menaces n'ont pas manqué. On m'a fait comprendre que je n'avais plus aucune raison de rester à Côme. Personnellement, je m'y sentais bien. La direction a préféré bouleverser complètement le noyau et elle a acheté 18 joueurs. Incroya...

Luis Oliveira (33 ans): Attention, ce n'est pas juste, on m'a tout simplement mis dehors. J'étais heureux de retrouver la Serie A. On m'a poussé vers la sortie. Un jour, la direction me disait que j'avais été vendu à Naples, puis à Genoa, Chievo et finalement Catane. Elle voulait se débarrasser de moi et les menaces n'ont pas manqué. On m'a fait comprendre que je n'avais plus aucune raison de rester à Côme. Personnellement, je m'y sentais bien. La direction a préféré bouleverser complètement le noyau et elle a acheté 18 joueurs. Incroyable! En ce qui me concerne, j'ai refusé toutes les offres jusqu'au jour où j'ai compris que j'allais me retrouver dans la tribune ou, avec un peu de chance, sur le banc. Bizarre cette situation dans la mesure où l'entraîneur Loris Dominissini, qui a été limogé le lundi 25 novembre, a prétendu qu'il tenait à vous.S'il m'avait appuyé comme il l'a prétendu, je serais toujours à Côme où j'avais encore deux ans de contrat. Il ne m'a pas aidé. Il est évident que je n'aurais pas dû faire mes valises s'il avait insisté auprès du président Enrico Preciosi en lui disant qu'il ne fallait pas vendre Oliveira qui avait joué un grand rôle dans la promotion. Refuser Chievo pour Catane, qui n'était même pas un candidat à la D1, c'est étonnantQuand les dirigeants de Catane m'ont montré la liste des joueurs qui étaient sous contrat, j'ai été surpris par les noms que j'y ai vus. Avec des gars comme Salvatore Monaco, Gatti, Bucchi, Fusco, il y avait moyen de jouer un bon coup. C''est pour cela que j'ai accepté.Le début de championnat a été décevant. Vous ne figurez pas dans le peloton de tête.Au départ, la Serie A n'était pas aussi loin que cela. Avec nos quatre points après deux journées, on pouvait même en être convaincu. Mais lors des cinq rencontres suivantes nous avons encaissé quatre défaites. L'entraîneur, Maurizio Pellegrino, a fait les frais de l'opération et a été remplacé par John Toshack.Les dirigeants ont été clairs: pour eux, nous n'avions pas de jeu et c'est pour cela que nous n'avions pas de résultats. Il fallait absolument un entraîneur expérimenté. Toshack a immédiatement précisé que, pour lui, l'équipe n'avait pas d'organisation. Depuis son arrivée, nous évoluons avec un seul attaquant en déplacement. Ce rôle m'est dévolu. A domicile, nous jouons avec deux avants et là je joue plus en appui. Ce qui est bizarre, c'est que nous jouons mieux chez nous, quand nous devons faire le jeu, que quand nous devons nous contenter de tabler sur le contre. Et la Belgique dans tout cela?Je n'y pense même pas. Si je n'ai pas eu de nouvelles avec une saison comme celle de l'année dernière, il n'y a pas d'espoir que j'en aie cette fois. (N. Ribaudo)