Il a entamé en force sa dixième saison dans le Calcio.
...

Il a entamé en force sa dixième saison dans le Calcio. Vous n'êtes donc pas fini à 32 ans?C'est ce que disaient les autres. Quand je suis venu à Côme pour parler avec le président Preziosi, il m'est apparu sceptique. Il m'avoua que certaines personnes du monde du football l'avaient mis en garde. Elles lui ont dit que j'avais le ventre plein et que je n'avais plus envie de souffrir. Cela m'a fait mal. Lors de la seconde entrevue, je n'ai dit que quelques mots à Preziosi. Juste ce que j'avais sur le coeur.Des entraîneurs réputés comme Ulivieri et Guidolin se sont trompés sur votre compte. Comment est-ce possible?Je ne comprends pas, d'autant qu'à l'entraînement je me suis toujours donné à fond. A Cagliari, lors de mon retour en octobre 99, la situation était difficile car l'équipe était résignée. A Bologne, là c'est carrément incroyable. Je me souviens que chaque lundi, dans le vestiaire, Guidolin disait à tous les joueurs: -A l'entraînement, Oliveira est le plus fort mais j'ai Signori et Locatelli et comment dois-je faire? Je suis allé sur le banc onze fois sans jouer une minute, même pas quand nous perdions 2-0. Loris Dominissini, votre nouvel entraîneur, a, lui, cru en vous.C'est un gars tranquille, qui insuffle la sérénité au groupe. Je me suis rapidement senti à l'aise à tel point que j'en étais moi-même surpris. Jamais jusqu'à présent je n'étais arrivé en forme dès le début de la saison. D'habitude j'avais besoin de deux mois.Voici trois ans, lors d'une rencontre amicale à Lecco, vous avez constamment été l'objet de cris racistes. Côme et Lecco ne sont séparés que de quelques kilomètres.C'est vrai. Quand je suis arrivé ici, je me suis souvenu de cet épisode. Je n'ai pas oublié ces choeurs mais je me suis dit que cela ne devait pas insinuer le doute en moi. Ces choses-là ne me touchent plus, je n'y prête plus attention. Quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, je me dis que tout compte faits ce ne sont que des faits banals.Vous ne vous sentez quand même pas blasé?Certainement pas. Je suis décidé à battre mon record de buts en une saison. A Cagliari (95-96) et à la Fiorentina (97-98), je suis arrivé à un total de 15. J'en veux quelques-uns en plus. J'ai déjà fait la moitié du chemin puisque après douze journées, j'en ai huit à mon actif. ( A. Da Ronch, ESM)