Luis Oliveira : " Le maillot auquel je tiens le plus dans ma collection est, paradoxalement, celui d'un joueur auquel je ne me suis jamais frotté mais que j'ai rencontré à de nombreuses reprises sur le terrain en Italie : Paolo Maldini. Au cours de mes sept premières années dans le Calcio, à Cagliari d'abord, puis à la Fiorentina, ce sont essentiellement les défenseurs centraux milanais AlessandroCostacurta et Franco Baresi qui se sont dressés sur ma route, tandis que le fils de Cesare occupait le flanc gauche de la défense. Ces dernières années, il a de temps à autre coulissé vers le ...

Luis Oliveira : " Le maillot auquel je tiens le plus dans ma collection est, paradoxalement, celui d'un joueur auquel je ne me suis jamais frotté mais que j'ai rencontré à de nombreuses reprises sur le terrain en Italie : Paolo Maldini. Au cours de mes sept premières années dans le Calcio, à Cagliari d'abord, puis à la Fiorentina, ce sont essentiellement les défenseurs centraux milanais AlessandroCostacurta et Franco Baresi qui se sont dressés sur ma route, tandis que le fils de Cesare occupait le flanc gauche de la défense. Ces dernières années, il a de temps à autre coulissé vers le centre mais je n'opérais plus parmi l'élite, à ce moment-là, et je ne l'ai donc jamais eu comme adversaire direct. Il n'empêche que c'est un opposant qui m'a marqué tant par sa classe insolente sur le terrain que par son extraordinaire longévité. J'ai passé huit saisons, au total, en Serie A et je suis bien placé pour dire que c'est une compétition qui use son homme. Dès lors, je ne puis que tirer un immense coup de chapeau à un joueur comme lui qui baigne depuis plus de deux décennies dans ce grand bain. Et ce, sans faire tache le moins du monde. J'ai beau creuser, je ne me souviens que d'un seul match, pendant tout ce temps, où l'élégant Paolo est passé à côté de son sujet : l'année passée, à La Corogne où tout l'AC avait sombré corps et âme. Mais, pour le reste, il n'a jamais livré que des prestations de très haut niveau. Et ce, dans un seul et même club attendu chaque semaine au tournant par des formations de valeur européenne. Ce qui situe quand même son immense mérite. Une autre tunique qui ne me laisse pas indifférent, et que je classe en deuxième position dans mon petit hit-parade, c'est celle que j'ai échangée pendant la saison 1996-97 avec Ronaldo. A l'époque, nous en étions tous deux à notre première campagne dans un nouvel entourage : il venait de débarquer à Barcelone en provenance du PSV Eindhoven tandis que j'avais rallié la Fiorentina au départ de Cagliari. Le hasard, qui fait souvent bien les choses, a voulu que nos deux clubs se rencontrent en Coupe des Coupes. Après avoir évincé les Roumains de Gloria Bistrita, puis le Sparta Prague et, enfin, Benfica, nous avions malheureusement été battus sur l'ensemble des deux parties par le Barça : 1-1 au Camp Nou et 0-2 chez nous. Avec des goals de Fernando Couto et de Josep Guardiola, je m'en remémore encore comme si c'était hier. Ma seule consolation, ce fut ce soir-là d'obtenir la tenue de celui qui était une star en devenir et qui a pleinement confirmé depuis lors tous les espoirs qui avaient été fondés en lui. Même si j'ai opté pour la nationalité belge, il va sans dire que pas mal de vareuses que j'ai collectées concernent des joueurs issus de mon pays d'origine, le Brésil. Il m'est même arrivé de solliciter des coéquipiers en la matière. Comme Edmundo que j'ai connu à Florence et qui m'a même barré en équipe Première à un moment donné (il grimace). De tous ceux que j'ai eus comme partenaires et qui m'ont laissé un souvenir personnel, je citerai, pour conclure mon top-3 Gabriel Batistuta. Ce n'est peut-être pas l'élément avec qui ma complicité a été la plus grande sur le terrain û à cet égard, je ne me suis jamais senti aussi bien qu'avec Julio Cesar Dely Valdes û mais l'Argentin est, à coup sûr, le meilleur attaquant à côté duquel j'ai eu le privilège de jouer. A ce titre, il méritait d'être mentionné aussi. par Bruno Govers