La saison dernière, il entraînait encore Ostende. Cette saison, il prête main forte à Charleroi pour l'entraînement des pivots.
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La saison dernière, il entraînait encore Ostende. Cette saison, il prête main forte à Charleroi pour l'entraînement des pivots.Que faut-il penser du choc Charleroi-Ostende de samedi prochain?Lucien Van Kersschaever: C'est un match important pour Charleroi qui, en cas de victoire, prendrait une sérieuse option sur la pole-position. Qu'est-ce qui différencie les deux clubs-phares du pays?Charleroi est bien géré. On peut toujours faire mieux, mais il n'y a pas de gros griefs à formuler sur ce point. Je suis curieux de voir ce qu'il adviendra désormais d'Ostende avec Eddy Casteels. Jusqu'à quel point sera-t-il libre de mettre ses idées en pratique? La saison dernière, on m'avait ordonné d'offrir un certain temps de jeu à des joueurs. On m'avait aussi reproché de pratiquer un basket dépassé, alors que j'avais au contraire l'impression d'inculquer des principes modernes et même avant-gardistes pour la Belgique. Eddy Casteels, qui fut mon assistant à Malines, prône les mêmes principes que moi. Avec quelques variantes liées à la personnalité. J'ai donc des raisons d'être sceptique. Si on ne lui laisse pas les coudées franches, Eddy Casteels démissionnera. A raison. J'ai conservé de bonnes relations avec les joueurs d'Ostende. Avec d'autres personnes, un peu moins.Un petit mot sur l'équipe nationale?Le problème est plus profond qu'on ne le pense. C'est facile d'affirmer qu'il faut offrir une chance aux jeunes et engager moins d'étrangers. Les jeunes sont-ils prêts à jouer en D1? Il faudrait revoir toute la philosophie. Cela fait des années que j'insiste auprès de Francis Jannes, le président de la Ligue, pour qu'on se mette à table afin de discuter de basket. Et pas de futilités. Jacques Stas a raison sur les points qu'il a soulevés. Si l'on avait suivi une certaine philosophie, on aurait battu Israël et la Roumanie.Vous remplissez désormais un rôle dans l'ombre, tant à Charleroi qu'en équipe nationale. Cela vous convient-il?Oui, sinon je n'aurais pas accepté. J'avais promis à Tony Van den Bosch de décortiquer le jeu des futurs adversaires. Je l'ai fait. J'accomplis le même boulot pour Giovanni Bozzi à Charleroi, en plus de dispenser des entraînements spécifiques aux pivots les lundis et mardis. Pas pour rendre service au basket belge. Parce que c'est mon boulot.