Three Square Market, une entreprise basée à River Falls, dans le Wisconsin, et spécialisée dans les logiciels de distributeurs automatiques, a annoncé qu'elle allait équiper ses salariés de puces électroniques manuelles pour faciliter leur paiement. La dernière fois que ta vie a ressemblé à Minority Report ?

LUCAS PIRARD : Je reste étonné qu'on puisse désormais effectuer l'ensemble de ses paiements avec son téléphone. Et puis, même si je consomme, je garde un rapport assez distant avec les réseaux sociaux. Je m'en sers, mais je ne poste rien ou presque.
...

LUCAS PIRARD : Je reste étonné qu'on puisse désormais effectuer l'ensemble de ses paiements avec son téléphone. Et puis, même si je consomme, je garde un rapport assez distant avec les réseaux sociaux. Je m'en sers, mais je ne poste rien ou presque. PIRARD : Un jour, j'ai râpé la carrosserie de ma voiture en sortant de mon garage. Sauf que j'avais 19 ans et que je n'ai pas assumé. Du coup, j'ai inventé un bobard à mes parents comme quoi quelqu'un l'avait griffée pendant que je faisais mes courses. Le problème, c'est qu'au garage, ils ne m'ont pas cru, la trace était trop nette et j'ai dû avouer bêtement. Pour une question d'assurance, j'ai aussi dû le dire à mes parents. Je ne faisais pas le fier. PIRARD : Il n'y a pas si longtemps, j'ai roulé jusqu'à Cologne pour aller chercher le dernier iPhone 7. Comme ça boum, avec un pote, sur un coup de tête. C'est tout moi. PIRARD : Exactement le même ou presque. Plus petit, avec des potes, on s'amusait à se cacher devant notre école qui était en zone 30 et à flasher les voitures qui passaient avec notre appareil photo. Les gens s'arrêtaient, étaient intrigués, mais ne nous voyaient jamais. Jusqu'au jour où on s'est fait poursuivre par les flics. Ils ne nous ont pas attrapés, mais on s'est juré de ne plus jamais recommencer. PIRARD : À l'école. J'étais dyslexique et du coup, quand je devais lire, je devenais tout rouge. À chaque fois, c'était le même cinéma, toute la classe se mettait à rire, j'en faisais des cauchemars. J'ai toujours eu du mal à comprendre ces moqueries. Ça me peinait beaucoup, parce que j'étais toujours un peu à l'écart du groupe à cause de ça. PIRARD : Récemment, en ville, j'ai croisé mon ex avec ma copine. J'ai préféré faire comme si je ne l'avais pas vue. Pas par méchanceté, mais parce que cela m'aurait mis mal à l'aise de devoir les présenter. Martin Grimberghs