Lucas biglia Technique

Lucas Biglia, avec sa technique sud-américaine, est un joueur qui, dans l'axe, donne l'impulsion aux offensives du Sporting. Sa conduite de balle est très fluide et il évolue tête levée, ces deux caractéristiques lui confèrent une excellente lecture de jeu. Son passing est très précis. Et bien que le pied droit soit sa meilleure arme, il distille des passes courtes et longues du gauche également. Sa frappe est de bon niveau et elle lui a déjà permis de trouver le chemin des filets à distance. Trop rarement diront certains.
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Lucas Biglia, avec sa technique sud-américaine, est un joueur qui, dans l'axe, donne l'impulsion aux offensives du Sporting. Sa conduite de balle est très fluide et il évolue tête levée, ces deux caractéristiques lui confèrent une excellente lecture de jeu. Son passing est très précis. Et bien que le pied droit soit sa meilleure arme, il distille des passes courtes et longues du gauche également. Sa frappe est de bon niveau et elle lui a déjà permis de trouver le chemin des filets à distance. Trop rarement diront certains. Avec son mètre 76 et ses 74 kilos, l'Argentin ne fait certainement pas partie des monstres au poste de milieu défensif. Il a besoin de coéquipier(s) dans le milieu pour effectuer le travail de récupération. Il préfère gagner le ballon proprement : plus grâce à son placement qu'à un engagement de tous les instants. Sa vitesse de course n'est pas phénoménale, même si il est rarement mis en difficulté sur les premiers mètres. Il n'est pas non plus une bête dans les duels. Le numéro 5 mauve est un joueur intelligent sur le plan tactique. Son placement est judicieux et il est continuellement disponible, que ce soit en construction ou en situation de perte de balle. Il aime décrocher pour solliciter une relance courte d'un défenseur mais il peut aussi faire preuve d'une belle force de pénétration axiale. Son pressing s'appuie davantage sur un sens de l'anticipation aiguisé que sur un engagement total. La présence d'un vrai demi récupérateur à ses côtés lui permet de se libérer complètement. Il possède un jeu de tête correct pour sa taille. S'il gagne pas mal de duels aériens défensifs, il se présente rarement dans les 16 mètres pour se lancer dans le combat aérien. Sa détente et son timing sont d'excellent niveau mais la bonne dizaine de centimètres, qu'il doit rendre aux maîtres du jeu de tête, lui sera éternellement préjudiciable. Il préfère se concentrer sur le jeu au sol qui lui convient beaucoup plus. Très vite élu Jeune Pro de l'Année 2007 par notre magazine, le champion du monde des -20 nous laisse parfois sur notre faim. Sa meilleure saison fut probablement sa première, chose extrêmement rare pour un joueur venant d'un autre continent. Son impact sur le jeu des Mauves doit encore croître et si le spectacle proposé aux supporters du stade Constant Vanden Stock n'atteint pas toujours le niveau escompté, le petit Argentin en est probablement le premier responsable. A 25 ans, il devrait être à pleine maturité dans ce domaine.David Hubert ne fait certainement pas partie des grands techniciens. Quand il recherche la sobriété et l'efficacité, son jeu atteint un excellent rendement. Dès qu'il recherche la difficulté ou quand il doit trouver des solutions dans les petits espaces, ses relances, aussi bien courtes que longues, deviennent imprécises. Les dribbles courts et les enchaînements explosifs ne font pas partie de son registre. Il possède une belle frappe du pied droit, qui lui a notamment permis d'inscrire un but d'anthologie face au Beerschot cette saison. Avec son mètre 82 pour 76 kilos, le capitaine de Genk a le profil idéal pour un numéro 6 (qu'il porte d'ailleurs). Il est présent dans le combat physique et soulage son équipe en fournissant un gros travail à la récupération. Il est continuellement en mouvement et son volume de jeu est impressionnant, même s'il s'aventure rarement dans le grand rectangle adverse. Sa vitesse de course est de bon niveau, et sur les premiers mètres, surtout quand il doit se retourner, son explosivité n'est pas phénoménale. Avec Daniel Tozser, il compose un duo très complémentaire devant la défense. Il couvre très bien les montées de son compère, plus offensif que lui. Il bouche aussi les trous créés par la montée de l'un ou l'autre défenseur. Il est généralement très bien placé et c'est le type même du joueur discipliné qui pense en priorité à l'intérêt de groupe. Il reste dans une position très proche du 4 arrière, ce qui évite l'ouverture de brèches où l'adversaire pourrait s'engouffrer. Quand il est dépassé, il fait directement l'effort pour revenir dans le bloc-équipe. Bref, un capitaine exemplaire. Malgré une taille correcte, le champion de Belgique 2011 est très moyen dans les airs. Défensivement, il peut gagner des duels en 1 contre 1 mais, dès qu'il faut aller au charbon dans une grappe de joueurs, il se montre moins à l'aise. Il n'est d'ailleurs pas désigné dans la ligne des 5 défenseurs de la défense de zone prônée sur phases arrêtées défensives. Offensivement, il ne vient quasiment jamais en zone de finition et sur corner ou coup franc excentré, son coach le laisse derrière. C'est tout dire ! Le natif d'Uccle n'a disputé qu'une bonne cinquantaine de rencontres en pro, ce qui est peu pour un joueur de 23,5 ans. Depuis qu'il a fait son trou dans son club formateur (il y est arrivé à l'âge de 11 ans après Malines), il fait cependant preuve d'un rendement constant. Il crève rarement l'écran mais, a contrario, ne déçoit pas souvent le staff et ses erreurs sont exceptionnelles. Il fait partie de la catégorie très utile des " travailleurs de l'ombre ". NÉ EN 1963, ÉTIENNE DELANGRE JOUA COMME DÉFENSEUR AU STANDARD DE 1981 À 1992 (267M EN D1 ET 6B, CHAMPION EN 82 ET 83). EX-CHARGÉ DE COURS À L'ÉCOLE DU HEYSEL, IL COACHA DE LA P1 À LA D1 (CHARLEROI). PAR ÉTIENNE DELANGRE