Il n'a pas encore joué de rôle significatif au Mondial mais avoir été sélectionné constitue déjà un point positif pour Lucas Biglia, après une saison irrégulière en Serie A.
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Il n'a pas encore joué de rôle significatif au Mondial mais avoir été sélectionné constitue déjà un point positif pour Lucas Biglia, après une saison irrégulière en Serie A. " Franchement, quand il a signé pour la Lazio, personne ne le connaissait ", explique Nicolo Berardino, qui suit le club romain pour la Gazzetta dello Sport. " Il entrait dans les plans de l'entraîneur, Petkovic, mais celui-ci a été limogé en décembre. " Berardino résume la première saison du médian argentin en une phrase : " Ses débuts ont été pénibles mais il s'est progressivement imposé et il a achevé la saison en force. " Le fait que la Gazzetta l'ait placé dans la liste des transferts ratés en automne n'a donc pas laissé de traces. " Observez ses cotes dans les derniers mois du championnat. Avec Ledesma, c'est lui qui a dirigé l'entrejeu. Il n'est pas la vedette de l'équipe, toutefois. Les joueurs de la saison ont été l'international italien Candreva et, bien sûr, l'Allemand MiroslavKlose. " Au début, les critiques n'étaient pas tendres : on lui reconnaissait une bonne technique mais on le jugeait trop lent, dépourvu de profondeur. Il a appris à se démarquer, il sait quand accélérer ou freiner le rythme des échanges. Biglia a joué 26 matches. Seuls Antonio Candreva (37), Senad Lulic (30) et Ledesma (27) ont fait mieux. En 2.038 minutes de jeu, il a marqué un but, pris sept cartes jaunes et une rouge. Il peut mieux. " Biglia a souffert, comme toute l'équipe, des tensions sur le terrain et en dehors. Petkovic n'était pas content des transferts, réalisés par le président. " En janvier, la Lazio était huitième. Elle a vendu sa vedette, Hernanez, à l'Inter le dernier jour du mercato. Les supporters se sont révoltés. Le président Lolito, sous protection policière depuis 2005, a reçu de nouvelles menaces de mort. Pourtant, depuis 2004, à l'exception de l'année dernière, il a toujours présenté un bilan en bonus, ce qui est rare en Serie A. Biglia a joué dans un stade à moitié vide. La saison passée, la Lazio n'a écoulé que 23.000 abonnements, un record négatif. En mars, elle a été éliminée de l'Europa League par Ludogorets, un club bulgare parfaitement inconnu. " On attend plus de Biglia comme des autres joueurs la saison à venir ", précise Berardino. Biglia sera sous les ordres d'un troisième coach en l'espace d'un an. Edy Reja, le successeur de Petkovic, est remplacé par Stefano Pioli (48 ans), limogé par Bologne en novembre dernier. PAR GEERT FOUTRÉ