Cette saison, tu présentes les soirées de Champions League mais tu ne commentes plus les matches. Pourquoi ?

Tout est parti d'une discussion que nous avons eue avec Laurent Haulotte. Jusque-là, la présentation était assurée en alternance par Serge Vermeiren, Emiliano Bonfigli et moi. Cela manquait de continuité. Par exemple, nous utilisions parfois les mêmes images d'archives. Il y a donc eu une volonté de tout clarifier.
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Tout est parti d'une discussion que nous avons eue avec Laurent Haulotte. Jusque-là, la présentation était assurée en alternance par Serge Vermeiren, Emiliano Bonfigli et moi. Cela manquait de continuité. Par exemple, nous utilisions parfois les mêmes images d'archives. Il y a donc eu une volonté de tout clarifier. Je suis un peu triste de ne plus voyager, de ne plus faire vivre l'événement depuis les grands stades. Mais j'assume ce choix. Je ne compte pas commencer à me poser des questions au mois de novembre. J'espère que ma bibine plaira toujours à mes patrons en fin de saison ! Le sujet avait été mis sur la table, mais je ne pense pas que ce sera le cas. Il y a dix ans que nous avons commencé à retransmettre du foot européen et nous avons connu pas mal de péripéties : galères techniques, problèmes de transports,... On se bat pour améliorer la situation et c'est donc normal de vouloir participer à l'aventure pour partager son vécu. Mais l'équipe de l'Europa League compte déjà pas mal de noms et le but est d'éviter de créer une confusion chez le téléspectateur. Un consultant gardien, c'est rare. Quand tout le monde s'extasie devant un but, Olivier voit plutôt le comportement du gardien. Philippe a joué à l'étranger, connaît le football français et a été Diable Rouge. C'est une référence du côté francophone. Mon but, c'est qu'ils nous délivrent une expertise technique : pourquoi tel joueur perd le ballon ou ses duels, etc. Un peu comme s'ils étaient eux-mêmes sur le terrain. Lors de leur première, mardi dernier, nous avons été abreuvés de phases en première mi-temps. Il a fallu faire des choix, trouver un rythme. Philippe s'est rendu compte que la gestion était différente de la presse écrite, où il est chroniqueur pour SudPresse. L'aventure est nouvelle pour eux et je veux qu'ils s'améliorent avec le temps. Emilio Ferrera sera aussi des nôtres. La grille d'été a finalement été respectée. J'ai essayé de forcer le patron mais j'ai dû m'incliner ! En 2003, j'ai assisté à un combat de boxe entre Bea Diallo et Ray Joval. Je pensais me retrouver face à des mecs bourrus. Diallo s'est révélé très doux à l'interview. Quant à Joval, je l'ai rencontré dans un décorum à l'américaine : velours sur le canapé de l'hôtel, vase qui brillait,... On se serait cru à Las Vegas ! Nous avions suivi Jacques Rogge dans un laboratoire gantois qui travaille sur l'amélioration des techniques anti-dopage. La gestion de la visite par le service de presse était aussi bordélique qu'un salon de coiffure africain ! Très froid, Rogge nous a accordé deux ou trois mots, comme si on l'ennuyait. PAR SIMON BARZYCZAK