Le Standard a-t-il échappé à la mafia russe ? (Pierre Bilic, le dimanche 23/12)

Samedi, l'Equipe Magazine s'est intéressée à l'étrange Monsieur Kachkar qui en août 2006 était candidat au rachat de Marseille. Selon les auteurs de cette enquête, si cet étrange homme d'affaires était parvenu à ses fins, il aurait fait d'une pierre deux clubs : l'OM et le Standard. Robert Louis-Dreyfus flaira heureusement le piège. L'affaire capota et il s'avéra petit à petit que Kachkar entretenait des relations très étroites avec les mafias les plus inquiétantes de l'ex-URSS.
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Samedi, l'Equipe Magazine s'est intéressée à l'étrange Monsieur Kachkar qui en août 2006 était candidat au rachat de Marseille. Selon les auteurs de cette enquête, si cet étrange homme d'affaires était parvenu à ses fins, il aurait fait d'une pierre deux clubs : l'OM et le Standard. Robert Louis-Dreyfus flaira heureusement le piège. L'affaire capota et il s'avéra petit à petit que Kachkar entretenait des relations très étroites avec les mafias les plus inquiétantes de l'ex-URSS. La Ligue Professionnelle française s'en inquiéta : il y avait de quoi. Si cette pègre russe s'était emparée du club le plus populaire de la L1, comment auraient réagi les sponsors, les détenteurs des droits télé, etc ? La question se serait aussi posée en Belgique. La Ligue Pro doit mieux contrôler les clubs, avoir un droit de regard en cas de vente afin qu'on ne puisse pas introduire de loups dans la bergerie de la D1. Réveillons le football belge... Anderlecht a perdu à Getafe, mercredi, mais passera malgré tout l'hiver au chaud sur la scène européenne. Grâce à Aalborg, qui est allé gagner à l'Hapoël Tel-Aviv... Vendredi, Anderlecht a encore eu de la chance. De l'avis général, Bordeaux était le seul adversaire abordable que les Bruxellois pouvaient tirer en ayant terminé 3e de leur poule. Et bien, ils l'ont tiré ! C'est donc vrai qu'au long d'une saison, tout s'équilibre : en août, Fenerbahçe était le pire tirage possible ! Anderlecht a eu une troisième fois de la chance, vendredi : il a appris que son adversaire en Coupe de Belgique ne serait pas le toujours coriace Lokeren, mais bien son modeste voisin de D2, Waasland. En cause : Lokeren n'avait mentionné que trois joueurs belges (ou formés en Belgique) sur la feuille de match. Je reviens d'un voyage en Angleterre en vue du prochain numéro. Mon périple m'a notamment mené à Manchester. J'avais prévu d'analyser notamment l'année d' Emile Mpenza à City. Après le match Manchester City-Bolton, je me suis adressé au chef presse du club mancunien. Il m'a dit qu'il allait chercher le joueur. Il est revenu quelques minutes plus tard, dépité, en disant : " Emile ne veut pas vous parler. Il a des problèmes avec la presse belge ". Ah bon ? Voilà comment une star(lette) nationale traite un journaliste qui fait le voyage pour venir le voir. Le football est un monde qui tourne grâce aux joueurs bien sûr, qui fournissent le spectacle, aux dirigeants qui gèrent ce spectacle, aux sponsors qui financent ce spectacle mais aussi aux supporters qui viennent encourager leur équipe et leurs joueurs, et à la presse qui se fait l'écho des exploits sportifs des joueurs. Sans supporters, le football n'existerait pas. Sans presse, les joueurs ne deviendraient pas des stars. En snobant la presse, le joueur manque non seulement de respect au journaliste (mais on a l'habitude) mais surtout au lecteur (qui est souvent un supporter). Antony a répondu : Il ne fallait pas y aller... c'est ridicule de parler de ce personnage qui n'intéresse que vous.... Il y a sûrement des choses plus sympas à écrire que la saison d'Emile Mpenza. Max a répondu : Emile suit plus ou moins le même chemin qu'un certain coureur cycliste VDB, qualifiés dès leur début par les média comme LES meilleurs. Certains peuvent assumer la notoriété, d'autres pas. Lundi dernier, lors de l'émission la Troisième mi-temps ( Vivacité), François Sterchele a donné son avis sur les Diables. Dans un premier temps, il a logiquement souligné qu'il ne trouvait pas scandaleux que l'on renouvelle le contrat de René Vandereycken. Diantre, on ne va pas le traiter d'hypocrite. En revanche, quand il dit que l'ambiance dans la sélection est excellente, il y a de quoi se poser des questions. Cela doit être la seule équipe nationale qui rayonne quand elle ne parvient pas à gagner deux matches d'affilée contre des adversaires de niveau modeste. (Oui, il y a encore des petites équipes !). Espérons que le diagnostic du docteur Sterchele sera plus juste que celui des médecins qui ont distribué les certificats avant le dernier match en Azerbaïdjan, notamment à plusieurs Brugeois. Cela sentait la maladie diplomatique de Bakou à Bruxelles et cela n'a pas dû faire plaisir à ceux qui ont tenu à honorer leur sélection. Hugo a répondu : Sterchele, à l'image des autres Diables, n'osera jamais critiquer le coach national, mais lorsque celui-ci sera viré (en 2010 ?), c'est là que tout va ressortir. On verra enfin... D'ici là, on sera en train de se disputer la 7e place du groupe avec Andorre. La presse, les lecteurs et les supporters ont le droit de savoir ; les entraîneurs, le devoir d'informer. Vincent Langendries ( RTBF TV) n'a pas avalé son micro car il a du talent et des kilomètres à son compteur professionnel. Mais il n'a sûrement pas apprécié le comportement de Michel Preud'homme à l'interview pour Studio 1, samedi, après Dender-Standard. Première question : " Les statistiques du Standard en déplacement ne sont pas terribles ?" Réponse sèche de MPH : " Analysez les statistiques des autres clubs du haut du classement, après cela on en reparlera ". Commettait-il un crime en interrogeant Preud'homme de façon très logique ? Non, non, non ! Toujours samedi soir, en salle de presse de Mons. Question de Jean Derycke ( Versl'Avenir) à José Riga après Mons-Saint-Trond. : " Vos joueurs sont-ils conscients de la gravité de la situation ? " Réponse de Riga : " Vous les prenez pour des imbéciles ?" Là encore, le journaliste n'avait été ni impertinent, ni agressif. Mais le ton de Riga, comme celui de Preud'homme, n'était pas celui que l'on attend de ces bons communicateurs.