D'Ono, big boss du foot belge (Pierre Bilic)

L'irrésistible montée en puissance de Luciano D'Onofrio. Elle ne date pas d'hier mais prend de l'ampleur. Même si on ne me croira pas à Bruxelles et à Bruges : D'Ono est le big boss du foot belge. Vous avez des doutes ? Michel Preud'homme a récemment tenté de le mettre au pied du mur. Le coach liégeois espérait que le " grand manitou " lui dévoilerait ses cartes. Bientôt en fin de contrat, MPH attendait une réponse à cette question : " Voulez-vous continuer avec moi ou pas ?" D'Ono a évité ce piège en affirmant : " Si Michel, que j'apprécie, veut entraîner les Diables Rouges, qu'il me le dise : je ne lui mettrai pas de bâtons dans les roues ". Bien joué (" A toi de répondre, Michel ") et cela signifie quelque part que c'est ...

L'irrésistible montée en puissance de Luciano D'Onofrio. Elle ne date pas d'hier mais prend de l'ampleur. Même si on ne me croira pas à Bruxelles et à Bruges : D'Ono est le big boss du foot belge. Vous avez des doutes ? Michel Preud'homme a récemment tenté de le mettre au pied du mur. Le coach liégeois espérait que le " grand manitou " lui dévoilerait ses cartes. Bientôt en fin de contrat, MPH attendait une réponse à cette question : " Voulez-vous continuer avec moi ou pas ?" D'Ono a évité ce piège en affirmant : " Si Michel, que j'apprécie, veut entraîner les Diables Rouges, qu'il me le dise : je ne lui mettrai pas de bâtons dans les roues ". Bien joué (" A toi de répondre, Michel ") et cela signifie quelque part que c'est D'Ono qui, finalement, gardera MPH en lui donnant un nouveau contrat ou l'offrira à l'équipe nationale. Parce qu'il est plus fin tacticien que les autres ? Certainement pas. En 2006, lorsque les Espoirs avaient été éliminés par l'Ukraine lors des barrages, ses changements n'avaient peut-être pas été des plus judicieux. Ce n'est pas, davantage, un faiseur de miracles : avec la nouvelle génération de joueurs de -21 ans, il est déjà éliminé de l'Euro 2009 ! Parce qu'il a qualifié les Diablotins pour les J.O. de Pékin, alors ? Non plus ! Car, soyons réalistes : si les Hollandais avaient eu besoin d'une victoire lors du dernier match de poule, ils ne se seraient pas contentés d'un 2-2 et nous n'aurions pas vu la Chine. Pourquoi, alors ? Tout simplement parce que cette jeune génération qui compose aujourd'hui les Diables Rouges, il la connaît mieux que quiconque. Il a grandi avec elle, connaît à la perfection les qualités et les défauts de tous ces joueurs. Si l'on veut, un jour, offrir à un entraîneur de jeunes la possibilité de diriger ses joueurs un cran plus haut, c'est maintenant ou jamais. C'est cela aussi, avoir un projet à long terme... Comment un championnat comme le nôtre perd-il, d'année en année de sa substance, alors qu'en même temps, des jeunes Belges s'affirment de plus en plus hors de nos frontières ? Car l'époque est révolue où les valeurs confirmées, du style Ludo Coeck, Jean-Marie Pfaff ou Eric Gerets, faisaient le bonheur de clubs étrangers. Aujourd'hui, il y a toujours Timmy Simons, certes, qui s'inscrit dans la même lignée, au même titre que quelques autres, comme Gaby Mudingayi, mais les exemples sont tout de même nettement plus nombreux de jeunes talents qui s'épanouissent à l'étranger... Comme bientôt Vadis Odjidja Ofoe ? Un gars de 18 ans, qui n'a jamais reçu sa chance de la part de l'ancien coach Frankie Vercauteren mais qui, l'espace de 70 minutes, était le meilleur Anderlechtois sur le terrain en Coupe de Belgique, face au Vigor Wuitens Hamme. n Anthony Feuillade a répondu : " C'est l'histoire d'un jeune Belge international -16 ans, un but incroyable lors d'un match contre l'Islande. Une frappe de 30 mètres pleine lucarne. " Celui-là, il me le faut " réagit un manager sportif d'un club très important du pays. C'est qui ?" " C'est un gamin que tu as au club depuis 3 ans " dit un agent de joueur présent. C'est une histoire vraie. Elle est belle non ? Berthelin, ex-héros du stade et toujours capitaine sur le papier, râle qu'on le botte en touche sous prétexte de l'une ou l'autre floche depuis le début de la saison. Il a raison de la trouver mauvaise, il ne supporte pas qu'une partie du staff et de la direction ait patiemment fait le lit de Herpoel depuis le mois de juin.... A Liège, il y a aussi un gardien qu'on a définitivement mis à la poubelle. Le seul tort d' Olivier Renard : avoir critiqué la direction et le staff du Standard, après le match à Mons. Aragon Espinoza, aujourd'hui titulaire indiscutable, est-il plus fort que Renard ? Si Michel Preud'homme en est convaincu, il faudra nous expliquer ! Dans le cas de Renard comme dans celui de Berthelin, le match s'est surtout joué dans la coulisse. Et ça, ce n'est pas normal. n Majid a répondu : " Ne penses-tu pas que Preud'homme connaisse mieux que quiconque le potentiel de ses gardiens... Si tu étais chef d'entreprise, prendrais-tu le risque d'aligner un moins bon élément ?