Maintenant qu'ils se sont éteints en Russie, les projecteurs vont se braquer pendant quatre ans sur le Qatar, avec de plus en plus d'intensité. Le pays asiatique de 2,6 millions d'habitants espère attirer 1,5 million de touristes en 2022. C'est dans ce but que le pays du désert est transformé en un temps-record, écrit The New York Times. Vous saviez déjà que des stades hallucinants sortent du sable comme des champignons mais ce n'est pas tout : on construit des gratte-ciel, des hôtels et des centres comme...

Maintenant qu'ils se sont éteints en Russie, les projecteurs vont se braquer pendant quatre ans sur le Qatar, avec de plus en plus d'intensité. Le pays asiatique de 2,6 millions d'habitants espère attirer 1,5 million de touristes en 2022. C'est dans ce but que le pays du désert est transformé en un temps-record, écrit The New York Times. Vous saviez déjà que des stades hallucinants sortent du sable comme des champignons mais ce n'est pas tout : on construit des gratte-ciel, des hôtels et des centres commerciaux, on aménage des routes et des lignes de transport en commun. " Chaque jour, quelque chose change ", dit Mohamed Ahmed, le manager du Khalifa International Stadium, dans le quotidien américain. " On dirait que tout le pays se prépare à quelque chose de grand. " Yasser al-Mulla est d'accord. Il est responsable du développement de la pelouse et des arbres qui devront être utilisés dans quatre ans dans les stades, les centres d'entraînement et sur les places. Son équipe fait pousser du gazon et en fait des rouleaux de tapis qu'elle expédie. Elle a également rassemblé dix mille arbres dans le pays et les fait pousser sous serre. Car les plantes ne poussent pas facilement à Doha, où il ne tombe en moyenne que 7,5 cm d'eau par an. Or, pour une Coupe du monde, il faut du vert, beaucoup de vert. Une autre équipe expérimente douze sortes d'herbes afin de fabriquer des pelouses parfaites. Elle effectue différents tests et évalue les résultats. " L'herbe, c'est quelque chose de très compliqué ", dit Carlos Sartoretto, research manager d'Aspire Sports Turf, qui mène le projet à bien. " Chaque stade a son micro-climat. " Plus hallucinant encore : la finale de la Coupe du monde 2022 aura lieu à Lusail, une ville qui n'existe pas encore vraiment. Le site se situe à près d'une demi-heure en voiture de Doha et pour le moment, on n'y trouve que des tours vides. La Coupe du monde sert de levier pour former le pays et il est clair que le Qatar veut faire bonne figure sur le plan international. Pourtant, des bruits inquiétants continuent à circuler au sujet des conditions de travail des près de deux millions de travailleurs étrangers qui se trouvent dans le pays : des semaines de plus de 72 heures, 124 jours de travail consécutif sans récupération... Mais il y a aussi des choses positives : l'Organisation Internationale du Travail a ainsi ouvert un bureau à Doha. " Au moins, nous sommes présents ici alors que ce n'est pas le cas dans beaucoup d'autres pays ", déclare Houtan Homayounpour, son patron, à The New York Times.