L'ancien gardien, âgé de 59 ans, travaille dans une école spéciale à Ebbw Vale, au Pays de Galles. Avant de passer professionnel à Bury, en 1980, Neville Southall a successivement été apprenti maçon, courrier et nettoyeur. Il n'est donc pas surprenant qu'il donne maintenant cours à des enfants exclus des écoles classiques.
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L'ancien gardien, âgé de 59 ans, travaille dans une école spéciale à Ebbw Vale, au Pays de Galles. Avant de passer professionnel à Bury, en 1980, Neville Southall a successivement été apprenti maçon, courrier et nettoyeur. Il n'est donc pas surprenant qu'il donne maintenant cours à des enfants exclus des écoles classiques. Donald McRae, journaliste au Guardian, estime que c'est typique de Southall. Il a eu un long entretien avec lui, une interview pour le moins inhabituelle. Après des débuts hésitants, il a eu une conversation animée de deux heures avec l'ancien footballeur. Southall, toujours maigre comme un clou, compte 134 000 followers sur Twitter. C'est un homme très généreux. Au lieu de faire la publicité de produits commerciaux ou d'y déverser son venin, l'ancien international gallois utilise Twitter comme plate-forme pour les personnes qui veulent délivrer un message. Parfois, donc, le compte de Southall donne la parole à des personnes issues de la communauté LGBT. Ce coup-là lui a valu 30 000 followers de plus en une semaine. Parfois aussi, son compte sert de point de contact aux drogués ou aux personnes suicidaires. Une fois, un collectif de prostituées s'en est même servi. " Twitter me met en contact avec des groupes que je ne rencontrerais pas autrement ", explique Southall. " J'aime ce qui touche les gens. Je me dis par exemple que les femmes travaillant dans l'industrie du sexe doivent être très fortes mentalement. Même si elles aiment ça, un moment donné, elles sont peut-être blessées. " Southall reconnaît avoir nourri des préjugés sur les personnes faisant commerce de leur corps. " Je ne voyais en elles que des dames qui font le trottoir mais en parlant avec elles, j'ai découvert des êtres humains. Elles saignent quand elles se coupent. Et elles peuvent rire quand on leur raconte une blague. Elles ont aussi mal, elles pleurent. Normalement, elles n'apparaissent que dans les statistiques. Certains ont pu croire que je soutenais le trafic des femmes parce que je leur ai offert une plate-forme. Ce n'est évidemment pas vrai. Ces personnes peuvent être votre mère, votre fille, votre soeur ou votre frère. On ne sait pas vraiment qui se trouve dans cette industrie. J'essaie aussi d'expliquer ce qu'elles font et les problèmes auxquels elles sont confrontées. "