Sept clubs d'Eredivisie évoluent sur des terrains artificiels et ils sont encore plus nombreux en division deux. À Rotterdam, il n'en est pas question, comme l'a découvert Willem Vissers, un journaliste du Volkskrant.
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Sept clubs d'Eredivisie évoluent sur des terrains artificiels et ils sont encore plus nombreux en division deux. À Rotterdam, il n'en est pas question, comme l'a découvert Willem Vissers, un journaliste du Volkskrant. Erwin Beltman (42 ans) a accroché les quatre coupes déjà remportées aux murs de son bureau. Il a été élu à quatre reprises meilleur greenkeeper des Pays-Bas et il veille au gazon naturel de ses terrains comme à la prunelle de ses yeux. Il achète chaque année ce gazon à John Hendriks, à Heythuysen, dans le Limbourg néerlandais. Il a déjà choisi et commandé avec grand soin le revêtement de la saison prochaine. Cette surface a un an et demi tandis que le terrain de la saison qui s'achève avait huit mois. " Un peu trop jeune ", estime-t-il. Beltman est arrivé à Feyenoord en 2013, après avoir travaillé pendant 22 ans pour un green de golf. À l'époque, le club déléguait une partie de ce travail à des firmes externes mais désormais, Beltman assure la totalité de la gestion. Perfectionniste, il a insisté sur ce point. " Feyenoord voulait d'ailleurs quelqu'un qui s'investisse corps et âme dans l'entretien du terrain. " Les actes ont succédé aux paroles, comme le veut le diction de la Légion, les supporters rotterdamois. " L'herbe vous rend votre passion et le temps que vous lui consacrez. " Beltman prend contact avec le capitaine Karim El Ahmadi lors de chaque match à domicile, pour savoir s'il est nécessaire d'arroser davantage la pelouse. " Au repos, je prends place dans le tunnel. Je lui demande s'il faut ajouter de l'eau et s'il le faut, je m'exécute. " Beltman n'est absolument pas partisan des pelouses artificielles. Il trouve que le football est différent, moins intense, sur des terrains qui ressemblent à des billards et sur lesquels on peut ajuster son tir très précisément. L'expert trouve que le ballon ne roule pas mais glisse. Ces terrains s'usent, aussi. " Il vaut mieux semer puis placer un éclairage. Il faut évidemment nourrir et entretenir le terrain. Il faut donc du personnel. " L'état de son terrain ne lui vaut que des compliments, y compris pour son entretien et ses réparations. " Nous le tondons par blocs. Ça permet de voir avec quel soin nous travaillons. Ces blocs sont aussi notre signature. " Beltman se réjouit de la montée du Fortuna Sittard en Eredivisie : il joue également sur un vrai gazon.