Filippo Maria Ricci, le journaliste de la Gazzetta, a emmené deux maillots de l'AC Milan, signés par tous les joueurs et par l'entraîneur GennaroGattuso, pour son entretien à Monrovia avec l'homme qui est devenu ce lundi le nouveau président du Liberia. Un maillot de George Weah lui-même, frappé du numéro neuf, et un du numéro un, intitulé " President George ".
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Filippo Maria Ricci, le journaliste de la Gazzetta, a emmené deux maillots de l'AC Milan, signés par tous les joueurs et par l'entraîneur GennaroGattuso, pour son entretien à Monrovia avec l'homme qui est devenu ce lundi le nouveau président du Liberia. Un maillot de George Weah lui-même, frappé du numéro neuf, et un du numéro un, intitulé " President George ". Weah s'était déjà présenté aux élections présidentielles en 2005 mais avait perdu face à la présidente Ellen Sirleaf. Il avait alors entamé des études aux USA, pour contrer les critiques sur son manque de connaissances économiques et politiques. Cette semaine, à 51 ans, il est donc devenu le 24e président d'un pays qui a acquis son indépendance dès 1847 mais dont 54 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté, avec un revenu quotidien inférieur à deux euros par jour. Weah est sénateur depuis 2014. Il a entamé sa carrière footballistique européenne à l'AS Monaco en 1988. Il a ensuite défendu les couleurs du PSG (son fils y évolue en équipe B), de l'AC Milan, de Chelsea, de Manchester City, de Marseille et d'Al-Jazira, avant de mettre un terme à sa carrière en 2002. Quelques jours avant le début de son mandat, Weah a encore joué un match contre une équipe militaire. " Parce que le football a été le seul lien entre tous mes Libériens pendant la guerre civile et aussi parce que je ne sais pas quand je pourrai encore participer à un match. " Weah sait qu'il va être observé d'un oeil critique pendant les six années de sa présidence, parce qu'il n'a guère d'expérience mais aussi parce que le poste de vice-président est occupé par l'ex-femme du dictateur Charles Taylor, condamné à 50 ans de réclusion pour crimes de guerre. " Jewel Howard Taylor est bien préparée, elle est divorcée et c'est une femme. Je suis partisan de l'égalité des sexes et je suis donc ravi d'avoir une femme à mes côtés. J'espère parvenir à préserver la paix et à faire avancer mon pays. " L'ancien footballeur est conscient que son passé sportif nuit plutôt à sa crédibilité politique. " Je sais que les gens pensent qu'un ancien footballeur n'est pas capable de bien diriger un pays. Moi, je suis convaincu du contraire. J'aime mon pays, mes compatriotes et je me suis battu pour décrocher ce poste, justement parce que je sais pouvoir apporter quelque chose au Liberia. A mes débuts en football, je ne pensais pas non plus gagner un jour le Ballon d'Or ni être élu meilleur joueur du monde. J'étais simplement mû par une grande passion et la volonté de travailler dur. De ce point de vue, je n'ai pas changé. "