Les exemples sont légion : Virgil van Dijk (Southampton), Ousmane Dembélé (Borussia Dortmund), Philippe Coutinho (Liverpool), Davinson Sánchez (Ajax), Dylan De Belder (Lierse), ... Tous refusent ou ont refusé d'encore jouer pour leur club jusqu'à ce qu'ils obtiennent leur transfert. En soi, le phénomène n'est pas nouveau mais ceux qui connaissent le marché parlent désormais de " ligne de conduite ", conséquence de l'évolution de l'industrie du football, note Voetbal International. Les 222 millions d'euros déboursé...

Les exemples sont légion : Virgil van Dijk (Southampton), Ousmane Dembélé (Borussia Dortmund), Philippe Coutinho (Liverpool), Davinson Sánchez (Ajax), Dylan De Belder (Lierse), ... Tous refusent ou ont refusé d'encore jouer pour leur club jusqu'à ce qu'ils obtiennent leur transfert. En soi, le phénomène n'est pas nouveau mais ceux qui connaissent le marché parlent désormais de " ligne de conduite ", conséquence de l'évolution de l'industrie du football, note Voetbal International. Les 222 millions d'euros déboursés par le PSG pour le transfert de Neymar ont déboussolé le monde du football. De richissimes propriétaires de clubs de foot se font la guerre et font augmenter les prix. Cette année, les clubs ont dépensé plus de cinq milliards d'euros. Il y a longtemps déjà, le Hollandais Pierre van Hooijdonk avait fait figure de pionnier en refusant de jouer pour Nottingham Forest qui réclamait 10 millions d'euros pour son transfert. Un montant énorme pour l'époque. " Alan Shearer, qui marquait des buts à la pelle en Premier League, était parti pour cinq millions d'euros ", dit Van Hooijdonk dans VI. " J'étais attaquant d'un club de D2 qui réclamait le double de cette somme pour moi. J'étais furieux mais, contrairement à ce qui se passe aujourd'hui avec les joueurs, je n'avais pas d'autre club. Je suis donc parti à Vitesse où j'ai gagné beaucoup moins d'argent. A l'époque, les clubs réclamaient des sommes folles pour se faire respecter. Maintenant, c'est encore pire. Si un bar demande 40 euros pour un cappuccino, il n'en vendra pas un seul. Mais sur le marché des transferts, tout est possible. " Van Hooijdonk sait pourquoi les joueurs refusent de travailler : " Ils se sentent impuissants. Ils peuvent gagner beaucoup plus d'argent dans un grand club mais il faut que celui-ci paie une somme de transfert ridicule. " Ko Andriessen, directeur du syndicat des joueurs ProProf, estime également que les joueurs rebelles n'ont pas grand-chose à se reprocher. " Ce n'est pas toujours chic mais ils réagissent à quelque chose qui devient systématique. Les clubs ne rechignent pas à prendre des mesures pour gagner de l'argent. Combien de fois n'a-t-on pas vu un joueur relégué dans le noyau B parce qu'il ne veut pas prolonger son contrat ? Personne ne se fait de cadeau. " Pour Louis Everard, directeur de l'Association des Joueurs Professionnels (VVCS), on va assister à une augmentation importante du nombre de cas de grèves. " Les enjeux financiers sont de plus en plus importants. De plus, plus personne ne s'étonne vraiment. Ça devient une partie de poker. " Steve Van Herpe