Vendredi dernier, quand L'Équipe a publié l'interview de Carlo Ancelotti (soixante ans), l'Italie, son pays natal, déplorait déjà des milliers de décès suite au coronavirus. L'actuel entraîneur d'Everton appréhende le football avec une certaine distance pour le moment, mais... " Il me manque, évidemment. J'aime donner l'entraînement, regarder les matches. Malgré tout, le football ne constitue pas ma priorité actuelle. En fait, peu m'importe que le championnat reprenne en juin, en juillet ou en août. Vraiment. Actuellement, il faut avant tout penser aux vies humaines. "

Ancelotti raconte à L'Équipe que beaucoup de ses amis sont en quarantaine dans la Botte : " Nous nous téléphonons souvent. Leur situation est difficile, mais ils vont bien. J'ai l'impression qu'il y a une légère amélioration, que nous avons dépassé le pic. Je n'ai quand même pas l'esprit tranquille, car le virus tue encore 600 personnes par jour en Italie et ça me fait mal. "

Ancelotti est grand-père depuis peu. L'avenir le tracasse-t-il ? " Non, je reste serein. Nous devons patienter. Nous allons quelque peu devoir adapter notre style de vie, c'est normal. Cette crise va rendre leur humanité aux relations dans notre société. Pendant la quarantaine, on réalise qu'il est important qu'une fille et son père, ou un homme et sa femme puissent se parler, communiquer davantage. Nous redécouvrons le plaisir d'une conversation et nous prenons conscience qu'il ne faut pas passer son temps le nez collé à son smartphone. La nature nous a lancé un avertissement : nous devons nous calmer. Nous sommes tellement occupés, constamment, que nous octroyer une pause fait du bien. Je pense aussi que cette situation va rendre les systèmes de santé nettement plus performants. "

Croit-il vraiment que nous tiendrons toutes les bonnes intentions que nous exprimons, quand la crise sera surmontée ? Ancelotti sourit : " Je ne sais pas mais je l'espère. Ce qui se produit pour le moment est une leçon. Une bonne leçon. J'espère que nous en sortirons meilleurs. " L'entraîneur aura en tout cas perdu quelques kilos pendant cette crise. " Je me concentre sur des objectifs personnels, pour le moment. Par exemple, je dois soigner mon genou. Je fais donc du vélo. Je suis également au régime... Perdre un peu de poids n'est jamais mauvais. "

Vendredi dernier, quand L'Équipe a publié l'interview de Carlo Ancelotti (soixante ans), l'Italie, son pays natal, déplorait déjà des milliers de décès suite au coronavirus. L'actuel entraîneur d'Everton appréhende le football avec une certaine distance pour le moment, mais... " Il me manque, évidemment. J'aime donner l'entraînement, regarder les matches. Malgré tout, le football ne constitue pas ma priorité actuelle. En fait, peu m'importe que le championnat reprenne en juin, en juillet ou en août. Vraiment. Actuellement, il faut avant tout penser aux vies humaines. " Ancelotti raconte à L'Équipe que beaucoup de ses amis sont en quarantaine dans la Botte : " Nous nous téléphonons souvent. Leur situation est difficile, mais ils vont bien. J'ai l'impression qu'il y a une légère amélioration, que nous avons dépassé le pic. Je n'ai quand même pas l'esprit tranquille, car le virus tue encore 600 personnes par jour en Italie et ça me fait mal. " Ancelotti est grand-père depuis peu. L'avenir le tracasse-t-il ? " Non, je reste serein. Nous devons patienter. Nous allons quelque peu devoir adapter notre style de vie, c'est normal. Cette crise va rendre leur humanité aux relations dans notre société. Pendant la quarantaine, on réalise qu'il est important qu'une fille et son père, ou un homme et sa femme puissent se parler, communiquer davantage. Nous redécouvrons le plaisir d'une conversation et nous prenons conscience qu'il ne faut pas passer son temps le nez collé à son smartphone. La nature nous a lancé un avertissement : nous devons nous calmer. Nous sommes tellement occupés, constamment, que nous octroyer une pause fait du bien. Je pense aussi que cette situation va rendre les systèmes de santé nettement plus performants. " Croit-il vraiment que nous tiendrons toutes les bonnes intentions que nous exprimons, quand la crise sera surmontée ? Ancelotti sourit : " Je ne sais pas mais je l'espère. Ce qui se produit pour le moment est une leçon. Une bonne leçon. J'espère que nous en sortirons meilleurs. " L'entraîneur aura en tout cas perdu quelques kilos pendant cette crise. " Je me concentre sur des objectifs personnels, pour le moment. Par exemple, je dois soigner mon genou. Je fais donc du vélo. Je suis également au régime... Perdre un peu de poids n'est jamais mauvais. "