Une rumeur courait à Buenos Aires : le médian défensif brésilien Felipe Melo (37 ans), supporter acharné de Boca Juniors, allait se produire pour le champion. Il a immédiatement coupé court à ces bruits. " On a dit que je devrais jouer un jour ici quand j'ai disputé la Copa Libertadores à La Bombonera avec Palmeiras. Sans plus. Aucun dirigeant de Boca n'a pris contact avec moi. Je suis encore sous contrat à Palmeiras pour deux ans et je vais bientôt disputer mon 150e match pour ce club. Je pense qu'il sera difficile de quitter le Brésil ", a précisé Melo au Clarin.

Melo, qui s'est produit pour Santander, la Fiorentina, la Juventus, l'Inter et Galatasaray, et a remporté la Coupe des Confédérations 2009 avec le Brésil, a grandi dans une favela proche de Rio. Le quartier, qu'il qualifie de " pire de tout Rio ", s'appelle Volta Redonda. Son père travaillait dans un haut fourneau. Comme il était en contact avec le feu, son service ne durait que six heures, mais il travaillait parfois deux, voire trois services d'affilée pour que sa famille ne manque de rien. Melo : " Il partait à six heures du matin et était souvent absent toute la journée. Nous ne vivions pas dans le luxe, mais nous avions tout ce dont nous avions besoin. Le football constituait mon avenir. Je ne pouvais imaginer d'autre solution. Parfois, en revenant de l'entraînement, j'apprenais que des copains avaient été abattus. Environ 95% de mes copains de la favela sont décédés. Les autres sont partis, ont trouvé du travail et mènent une existence normale. Je n'ai jamais touché aux drogues ni aux armes, même si j'en ai eu l'occasion. Les barons de la drogue m'ont chassé : "Tu as un avenir, nous ne voulons plus te voir ici."

Fait marquant, comme tant d'autres footballeurs, Felipe Melo soutient le président d'extrême droite, Jair Bolsonaro, qu'il considère comme un ami. Melo : " Je ne m'y connais qu'en football, mais je pense qu'il peut améliorer l'état de mon pays. Bolsonaro n'est pas politiquement correct dans ses déclarations mais il est transparent et authentique. Il veut s'attaquer aux bandits. Or, celui qui s'en prend aux dealers de drogue peut faire du bien au pays. Je suis issu d'une favela. Beaucoup de gens pensent qu'elles ne sont peuplées que de gangsters mais la grande majorité des habitants n'est pas criminelle. Ils ont une famille, un travail. C'est à la corruption qu'il faut s'attaquer. "

Une rumeur courait à Buenos Aires : le médian défensif brésilien Felipe Melo (37 ans), supporter acharné de Boca Juniors, allait se produire pour le champion. Il a immédiatement coupé court à ces bruits. " On a dit que je devrais jouer un jour ici quand j'ai disputé la Copa Libertadores à La Bombonera avec Palmeiras. Sans plus. Aucun dirigeant de Boca n'a pris contact avec moi. Je suis encore sous contrat à Palmeiras pour deux ans et je vais bientôt disputer mon 150e match pour ce club. Je pense qu'il sera difficile de quitter le Brésil ", a précisé Melo au Clarin. Melo, qui s'est produit pour Santander, la Fiorentina, la Juventus, l'Inter et Galatasaray, et a remporté la Coupe des Confédérations 2009 avec le Brésil, a grandi dans une favela proche de Rio. Le quartier, qu'il qualifie de " pire de tout Rio ", s'appelle Volta Redonda. Son père travaillait dans un haut fourneau. Comme il était en contact avec le feu, son service ne durait que six heures, mais il travaillait parfois deux, voire trois services d'affilée pour que sa famille ne manque de rien. Melo : " Il partait à six heures du matin et était souvent absent toute la journée. Nous ne vivions pas dans le luxe, mais nous avions tout ce dont nous avions besoin. Le football constituait mon avenir. Je ne pouvais imaginer d'autre solution. Parfois, en revenant de l'entraînement, j'apprenais que des copains avaient été abattus. Environ 95% de mes copains de la favela sont décédés. Les autres sont partis, ont trouvé du travail et mènent une existence normale. Je n'ai jamais touché aux drogues ni aux armes, même si j'en ai eu l'occasion. Les barons de la drogue m'ont chassé : "Tu as un avenir, nous ne voulons plus te voir ici." Fait marquant, comme tant d'autres footballeurs, Felipe Melo soutient le président d'extrême droite, Jair Bolsonaro, qu'il considère comme un ami. Melo : " Je ne m'y connais qu'en football, mais je pense qu'il peut améliorer l'état de mon pays. Bolsonaro n'est pas politiquement correct dans ses déclarations mais il est transparent et authentique. Il veut s'attaquer aux bandits. Or, celui qui s'en prend aux dealers de drogue peut faire du bien au pays. Je suis issu d'une favela. Beaucoup de gens pensent qu'elles ne sont peuplées que de gangsters mais la grande majorité des habitants n'est pas criminelle. Ils ont une famille, un travail. C'est à la corruption qu'il faut s'attaquer. "