France Football n'a pas reculé devant les moyens ni le personnel pour interroger des personnalités sur le niveau actuel du football féminin. Ses journalistes ont surtout recherché des témoignages en France, en Espagne et en Allemagne. Dave Appadoo, Olivier Bossard, Thomas Simon et Alexis Menuge ont ainsi interrogé 14 personnes. Parmi elles, seuls trois footballeurs encore en activité, Raphaël Varane (Real Madrid), Allan Saint-Maximin (Newcastl...

France Football n'a pas reculé devant les moyens ni le personnel pour interroger des personnalités sur le niveau actuel du football féminin. Ses journalistes ont surtout recherché des témoignages en France, en Espagne et en Allemagne. Dave Appadoo, Olivier Bossard, Thomas Simon et Alexis Menuge ont ainsi interrogé 14 personnes. Parmi elles, seuls trois footballeurs encore en activité, Raphaël Varane (Real Madrid), Allan Saint-Maximin (Newcastle) et Valentin Rongier (Olympique Marseille), les autres ayant déjà de longs états de service et surtout une profonde connaissance du football. " Je suis les matches féminins avec énormément de plaisir ", déclare l'entraîneur du RB Leipzig, Julian Nagelsmann. " Je n'ai encore jamais vu de femme tricher, contrairement aux hommes. Elles râlent beaucoup moins, elles ne se roulent pas au sol au moindre contact et elles acceptent les décisions arbitrales. " Robert Pires a déjà été impressionné aussi. " Ce qui m'a particulièrement plu quand j'ai suivi, avec beaucoup d'attention, le Mondial français l'année dernière, c'est le niveau du jeu, la tactique et, surtout, l'énorme engagement des dames ", affirme Pires, champion du monde 1998 et d'Europe en 2000. " Un vent nouveau souffle, manifestement ", estime Jorge Valdano, le champion du monde argentin de 1986. " Le jeu est beaucoup plus libre et parfois même brutal. Megan Rapinoe symbolise tout. Elle accepte sa sexualité, elle défend ses droits et n'hésite pas à défier le président Donald Trump. Elle fait preuve d'un courage qui manque souvent aux hommes. " Lothar Matthäus, recordman allemand des sélections, effectue une remarque pertinente. " Les joueuses sont devenues plus athlétiques et meilleures techniciennes ", déclare le champion du monde 1990. " Je ne distingue plus de différences fondamentales avec le football masculin, en matière de jeu et de tactique. Il y a vingt ans, le rythme était extrêmement faible mais ce n'est plus le cas depuis longtemps. " Unai Emery, entraîneur sans club depuis son limogeage à Arsenal, est surtout très curieux. " Ce sport est en plein développement et assure plus d'égalité ", constate le Basque. " Diriger une équipe féminine constituerait une expérience enrichissante pour moi. "