Est-il le nouveau prince héritier, le successeur de Wayne Rooney, celui qui, avec le capitaine Harry Kane, en cours de revalidation, peut offrir un trophée à l'Angleterre au prochaine EURO ? En juillet 2015, l'ailier Raheem Sterling (25 ans) a troqué Liverpool pour Manchester City, pour 63,7 millions d'euros et un contrat jusqu'en 2023. Son palmarès s'orne de deux titres et d'une FA cup et les journalistes l'ont élu meilleur joueur de Premier League pour la saison 2018-2019.

Pourtant, on se souvient surtout de son sang-froid en octobre dernier, lors de la victoire 0-6 des Three Lions en Bulgarie. Auteur de deux buts et d'un assist, Sterling a été victime d'insultes racistes délibérées. L'équipe Magazine a dépêché le journaliste Pierre-Etienne Minonzio à Manchester. L'icône des Citizens n'a pas hésité à lui donner son avis, sur dix pleines pages. Le récent incident qui a émaillé le match de Vitoria Guimaraes contre le FC Porto n'a fait que le motiver : l'attaquant malien Moussa Marega a dû entendre des cris de singe pendant toute la partie. De la bouche des supporters locaux, alors qu'il s'est déjà produit pour Guimaraes.

" Peu de gens prennent le racisme au sérieux, dans le monde du football ", déclare Sterling. " J'ai l'impression que si les supporters chantaient quelque chose à connotation sexuelle, ils seraient sanctionnés plus sévèrement. Parce qu'au fond, on ne juge pas les propos racistes très graves. " Fait étrange, en dehors du football, l'international (56 sélections) n'est jamais confronté à la couleur de sa peau.

" J'ai grandi à Londres, dans un quartier multiculturel où je n'ai jamais entendu le moindre commentaire raciste. Pas un seul ! La première fois que c'est arrivé, j'avais quinze ans et je venais d'intégrer l'école des jeunes de Liverpool. On m'a insulté parce que je suis noir. Vous savez, quand on vous traite de bon à rien noir, vous comprenez immédiatement de quoi on parle. Les supporters peuvent m'insulter ou me huer, ça ne me dérange pas. Pour autant qu'ils ne fassent pas de commentaire sur la couleur de ma peau. D'après moi, on ne peut pas tomber plus bas et c'est parfaitement inacceptable. "

Il sait comment réagir. " Sur le terrain, je ne me laisse pas envahir par mes émotions. Je reste très concentré et je ne pense qu'à marquer le plus possible. "

Est-il le nouveau prince héritier, le successeur de Wayne Rooney, celui qui, avec le capitaine Harry Kane, en cours de revalidation, peut offrir un trophée à l'Angleterre au prochaine EURO ? En juillet 2015, l'ailier Raheem Sterling (25 ans) a troqué Liverpool pour Manchester City, pour 63,7 millions d'euros et un contrat jusqu'en 2023. Son palmarès s'orne de deux titres et d'une FA cup et les journalistes l'ont élu meilleur joueur de Premier League pour la saison 2018-2019. Pourtant, on se souvient surtout de son sang-froid en octobre dernier, lors de la victoire 0-6 des Three Lions en Bulgarie. Auteur de deux buts et d'un assist, Sterling a été victime d'insultes racistes délibérées. L'équipe Magazine a dépêché le journaliste Pierre-Etienne Minonzio à Manchester. L'icône des Citizens n'a pas hésité à lui donner son avis, sur dix pleines pages. Le récent incident qui a émaillé le match de Vitoria Guimaraes contre le FC Porto n'a fait que le motiver : l'attaquant malien Moussa Marega a dû entendre des cris de singe pendant toute la partie. De la bouche des supporters locaux, alors qu'il s'est déjà produit pour Guimaraes. " Peu de gens prennent le racisme au sérieux, dans le monde du football ", déclare Sterling. " J'ai l'impression que si les supporters chantaient quelque chose à connotation sexuelle, ils seraient sanctionnés plus sévèrement. Parce qu'au fond, on ne juge pas les propos racistes très graves. " Fait étrange, en dehors du football, l'international (56 sélections) n'est jamais confronté à la couleur de sa peau. " J'ai grandi à Londres, dans un quartier multiculturel où je n'ai jamais entendu le moindre commentaire raciste. Pas un seul ! La première fois que c'est arrivé, j'avais quinze ans et je venais d'intégrer l'école des jeunes de Liverpool. On m'a insulté parce que je suis noir. Vous savez, quand on vous traite de bon à rien noir, vous comprenez immédiatement de quoi on parle. Les supporters peuvent m'insulter ou me huer, ça ne me dérange pas. Pour autant qu'ils ne fassent pas de commentaire sur la couleur de ma peau. D'après moi, on ne peut pas tomber plus bas et c'est parfaitement inacceptable. " Il sait comment réagir. " Sur le terrain, je ne me laisse pas envahir par mes émotions. Je reste très concentré et je ne pense qu'à marquer le plus possible. "