Thierry Marchand, l'auteur de l'enquête, est convaincu qu'il s'agit d'une illusion plutôt que d'une conviction. Le journaliste français estime le changement beaucoup plus complexe qu'un simple lifting pour imiter des compétitions américaines telles que la NBA (basket), MLB (base-ball) ou la NFL (football américain). Depuis la mise sur pied de la Ligue des Champions en 1992, les championnats les plus riches ont pu déléguer de trois à quatre équipes dans la phase par poules. Le Real Madrid a obtenu le score maximum, le Bayern et Barcelone ont participé à 20 des 21 dernières éditions.

Les grandes ligues américaines sont des championnats fermés. Elle rassemblent de 30 à 32 équipes (une canadienne en NBA et en MLB, Toronto). Il ne s'agit pas de clubs mais de franchises, qui ne disputent qu'une compétition. Elles fonctionnent selon le principe de péréquation, au niveau des droits TV, du marketing ou système des drafts pour les nouveaux venus, puisés dans l'énorme vivier du sport universitaire. En outre, les franchises doivent respecter un salary cap, soit un plafond salarial. Celles qui le dépassent doivent s'acquitter d'une taxe de luxe. Chaque ligue est dirigée par un commissionnaire élu par les propriétaires des franchises.

La mise sur pied d'une Superligue, à la demande de l'ECA (European Club Association), présidée par Andrea Agnelli (Juventus), semble inimaginable si elle ne réserve pas de places aux clubs des cinq grands championnats. Cela provoquerait un schisme, comme le basket-ball en fait l'expérience avec ses différentes compétitions européennes, sans parler du danger que comporterait pareil démantèlement.

La cannibalisation des championnats domestiques par la Ligue des Champions n'est pas non plus viable. Comment expliquer à un habitant de Liverpool que le derby de la Merseyde entre les Reds et les Toffees d'Everton n'est plus qu'un beau souvenir. En outre, l'UEFA ne peut pas être autonome grâce au bal des champions, qui a rapporté 2,4 milliards d'euros cette saison, car elle est encore très loin des sommes engrangées par la NFL (5,8 milliards d'euros), même si l'arrivée sur le marché des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) doit être en mesure de faire monter les prix. La globalisation est donc inévitable et elle bouleversera la hiérarchie tout en conférant de nouvelles dimensions à la compétition.

Thierry Marchand, l'auteur de l'enquête, est convaincu qu'il s'agit d'une illusion plutôt que d'une conviction. Le journaliste français estime le changement beaucoup plus complexe qu'un simple lifting pour imiter des compétitions américaines telles que la NBA (basket), MLB (base-ball) ou la NFL (football américain). Depuis la mise sur pied de la Ligue des Champions en 1992, les championnats les plus riches ont pu déléguer de trois à quatre équipes dans la phase par poules. Le Real Madrid a obtenu le score maximum, le Bayern et Barcelone ont participé à 20 des 21 dernières éditions. Les grandes ligues américaines sont des championnats fermés. Elle rassemblent de 30 à 32 équipes (une canadienne en NBA et en MLB, Toronto). Il ne s'agit pas de clubs mais de franchises, qui ne disputent qu'une compétition. Elles fonctionnent selon le principe de péréquation, au niveau des droits TV, du marketing ou système des drafts pour les nouveaux venus, puisés dans l'énorme vivier du sport universitaire. En outre, les franchises doivent respecter un salary cap, soit un plafond salarial. Celles qui le dépassent doivent s'acquitter d'une taxe de luxe. Chaque ligue est dirigée par un commissionnaire élu par les propriétaires des franchises. La mise sur pied d'une Superligue, à la demande de l'ECA (European Club Association), présidée par Andrea Agnelli (Juventus), semble inimaginable si elle ne réserve pas de places aux clubs des cinq grands championnats. Cela provoquerait un schisme, comme le basket-ball en fait l'expérience avec ses différentes compétitions européennes, sans parler du danger que comporterait pareil démantèlement. La cannibalisation des championnats domestiques par la Ligue des Champions n'est pas non plus viable. Comment expliquer à un habitant de Liverpool que le derby de la Merseyde entre les Reds et les Toffees d'Everton n'est plus qu'un beau souvenir. En outre, l'UEFA ne peut pas être autonome grâce au bal des champions, qui a rapporté 2,4 milliards d'euros cette saison, car elle est encore très loin des sommes engrangées par la NFL (5,8 milliards d'euros), même si l'arrivée sur le marché des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) doit être en mesure de faire monter les prix. La globalisation est donc inévitable et elle bouleversera la hiérarchie tout en conférant de nouvelles dimensions à la compétition.