" Après le coup de sifflet final, les deux directeurs sportifs de Brentford sont venus me voir avec le sourire ", se souvient l'arrière droit français Maxime Colin (28 ans, ex-Anderlecht, aujourd'hui à Birmingham City) dans France Football. " Si nous avions rejoué le match cent fois, nous ne l'aurions gagné que trois fois. Ce jour-là, j'ai compris qu'ils n'avaient pas changé de philosophie. "
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" Après le coup de sifflet final, les deux directeurs sportifs de Brentford sont venus me voir avec le sourire ", se souvient l'arrière droit français Maxime Colin (28 ans, ex-Anderlecht, aujourd'hui à Birmingham City) dans France Football. " Si nous avions rejoué le match cent fois, nous ne l'aurions gagné que trois fois. Ce jour-là, j'ai compris qu'ils n'avaient pas changé de philosophie. " Colin a joué à Brentford de 2015 à 2017 et son anecdote illustre parfaitement la façon dont la direction de The Bees fonctionne depuis que Mathew Benham - un homme d'affaires britannique qui a fait fortune dans le secteur des statistiques et possède aussi le FC Midtjylland - en est devenu l'actionnaire majoritaire, en 2012. A l'époque, le club de Nikos Karelis (27 ans, ex-Genk) évoluait encore en League One, la D3 anglaise. A Brentford, on ne panique jamais. C'est ce qu'affirmait Phil Giles, un des deux directeurs sportifs en 2018, alors que le coach danois Thomas Frank (46 ans) avait entamé la saison par un quatre sur trente. Car, pour eux, le nombre d' expected goals (le nombre d'occasions qui, selon les statistiques, auraient dû amener un but) comptait plus que les résultats et le classement. Et cela a payé car Frank - un préparateur physique et psychologue du sport de formation - est toujours en poste à Brentford, avec qui il lutte actuellement pour monter en Premier League. Le club londonien ne laisse rien au hasard. Il utilise les données pour évaluer les performances collectives mais aussi pour mieux associer les joueurs. C'est ainsi qu'au cours des derniers mois, un trio d'attaquants s'est révélé : Saïd Benrahma- Bryan Mbeumo- Ollie Watkins, soit la BMW. Les trois joueurs ont été analysés par la firme Smartodds sur base d'un modèle qui a permis de comparer leur niveau à celui de toutes les équipes d'Europe et de Brentford FC. Financièrement, le club s'en sort en vendant très bien ses joueurs. Comme Neal Maupay, parti à Brighton & Hove Albion pour 22 millions d'euros. C'est ainsi qu'il y a trois ans et demi, le club a fermé son centre de formation, jugé trop coûteux. Une façon de penser étonnante mais, selon Giles, l'intention est de faire de Brentford " un club unique. " C'est pourquoi on y fait aussi appel à un coach pour les phases arrêtées et à un conseiller en sommeil pour les joueurs.