Les amateurs de football n'ont pas oublié cette séquence : en quart de finale du Mondial 1986 entre l'Argentine et l'Angleterre, Diego Maradona propulse le ballon de la main dans le but. L'arbitre ne voit rien, c'est 1-0. La main de Dieu. Les Argentins s' imposent finalement 2-1 et sont sacrés champions du monde une semaine plus tard en prenant la mesure 3-2 de l'Allemagne de l'Ouest. Peter Shilton, qui défendait les buts anglais et qui a maintenant septante ans, entend souvent parler de ce but. Il ne l'a toujours pas digéré. " Il a triché. Donc, être sans cesse associé à ce moment... ", soupire-t-il dans les colonnes du Guardian.

Des excuses de l'Argentin auraient-elles adouci sa déception ? " Certainement pour l'équipe anglaise ", répond Shilton. " Car je n'étais pas seul en cause. Toute l'équipe en a pâti. Les gens se plaignent du VAR à l'heure actuelle, mais s'il avait déjà existé, ça aurait été fantastique pour nous. Maradona a plus ou moins reconnu sa faute en disant que c'était la main de Dieu, mais il n'a pas présenté d'excuses, ni témoigné du moindre regret. " Il y a quelques années, Shilton a refusé de participer à un programme télévisé avec Maradona. " J'ai été élevé dans le respect du football. D'autres joueurs ont triché mais l'ont reconnu et ont présenté des excuses. Lui pas, et je ne lui serrerai donc pas la main. Il est le plus grand joueur de l'histoire du football, mais je n'éprouve et n'éprouverai jamais aucun respect pour lui en tant que sportif. "

Shilton compte 125 caps pour l'Angleterre et a participé à trois Coupes du monde. Il partage avec le Français Fabien Barthez le record du plus grand nombre de clean-sheets - dix dans ces tournois.

Bien qu'il soit un monument du football anglais, Peter Shilton n'a jamais transmis son savoir à l'issue de sa longue carrière (de 1966 à 1997), bien qu'il reconnaisse avoir ressenti une énorme frustration en voyant les gardiens à l'oeuvre, ces dix dernières années. " C'est pour ça que j'ai tourné le film Shilton's Secrets. Car l'art du keeping est une obsession pour moi. Quand on possède une bonne technique, on réussit beaucoup de bonnes choses et on évite aussi pas mal de gaffes. Ce n'est pas un secret. On ne juge pas les gardiens sur le nombre d'interventions réussies, mais sur le nombre d'erreurs commises. "

Les amateurs de football n'ont pas oublié cette séquence : en quart de finale du Mondial 1986 entre l'Argentine et l'Angleterre, Diego Maradona propulse le ballon de la main dans le but. L'arbitre ne voit rien, c'est 1-0. La main de Dieu. Les Argentins s' imposent finalement 2-1 et sont sacrés champions du monde une semaine plus tard en prenant la mesure 3-2 de l'Allemagne de l'Ouest. Peter Shilton, qui défendait les buts anglais et qui a maintenant septante ans, entend souvent parler de ce but. Il ne l'a toujours pas digéré. " Il a triché. Donc, être sans cesse associé à ce moment... ", soupire-t-il dans les colonnes du Guardian. Des excuses de l'Argentin auraient-elles adouci sa déception ? " Certainement pour l'équipe anglaise ", répond Shilton. " Car je n'étais pas seul en cause. Toute l'équipe en a pâti. Les gens se plaignent du VAR à l'heure actuelle, mais s'il avait déjà existé, ça aurait été fantastique pour nous. Maradona a plus ou moins reconnu sa faute en disant que c'était la main de Dieu, mais il n'a pas présenté d'excuses, ni témoigné du moindre regret. " Il y a quelques années, Shilton a refusé de participer à un programme télévisé avec Maradona. " J'ai été élevé dans le respect du football. D'autres joueurs ont triché mais l'ont reconnu et ont présenté des excuses. Lui pas, et je ne lui serrerai donc pas la main. Il est le plus grand joueur de l'histoire du football, mais je n'éprouve et n'éprouverai jamais aucun respect pour lui en tant que sportif. " Shilton compte 125 caps pour l'Angleterre et a participé à trois Coupes du monde. Il partage avec le Français Fabien Barthez le record du plus grand nombre de clean-sheets - dix dans ces tournois. Bien qu'il soit un monument du football anglais, Peter Shilton n'a jamais transmis son savoir à l'issue de sa longue carrière (de 1966 à 1997), bien qu'il reconnaisse avoir ressenti une énorme frustration en voyant les gardiens à l'oeuvre, ces dix dernières années. " C'est pour ça que j'ai tourné le film Shilton's Secrets. Car l'art du keeping est une obsession pour moi. Quand on possède une bonne technique, on réussit beaucoup de bonnes choses et on évite aussi pas mal de gaffes. Ce n'est pas un secret. On ne juge pas les gardiens sur le nombre d'interventions réussies, mais sur le nombre d'erreurs commises. "